La famille Moulin aura deux sièges au conseil de Carrefour
Le 11 juin prochain, les actionnaires de Carrefour réunis en assemblée générale devront se prononcer sur l’arrivée de nouveaux administrateurs au conseil. Si le distributeur ne publiera que la semaine prochaine sa convocation en AG et ses résolutions dévoilant le nom des impétrants, la famille Moulin, propriétaire à 100% du groupe Galeries Lafayette, a bien obtenu les deux sièges qu’elle sollicitait, selon nos informations.
Motier, véhicule de la famille Moulin, avait acquis 6,1% du capital de Carrefour en avril 2014, avant de monter à 9,5% en janvier dernier, devenant ainsi le deuxième actionnaire derrière le concert Groupe Arnault – Colony Capital, avec 14,79% du capital et 20% des droits de vote. Cet investissement «stratégique et patrimonial s’inscrit dans la durée», avait précisé dès le départ la famille. En début d’année, Philippe Houzé, président du directoire des Galeries Lafayette déclarait aux Echos qu’il ne souhaitait pas monter davantage au capital de Carrefour, mais qu’il demanderait deux sièges au conseil du distributeur alimentaire. Philippe Houzé, gendre de Ginette Moulin, actuellement censeur de Carrefour et ne disposant donc que d’une voix consultative, et Patricia Lemoine, fille de Ginette Moulin, seront proposés comme administrateur le 11 juin. Le document de référence 2014 de Carrefour, publié lundi, a d’ailleurs déjà annoncé que Philippe Houzé serait proposé comme administrateur lors de l’AG.
En revanche, l’homme d’affaires brésilien Abilio Diniz, qui a doublé en avril dernier sa participation au capital de Carrefour, avec actuellement 5,07% du capital et 4,49% des droits de vote, n’a pas demandé de siège. Et le distributeur n’a pas prévu pour le moment de lui en offrir un, selon une source proche du dossier.
Le conseil d’administration de Carrefour est actuellement composé de 14 membres, dont le PDG Georges Plassat, deux représentants du Groupe Arnault et un membre de Colony. Les mandats de six administrateurs (Georges Plassat, Nicolas Bazire, Mathilde Lemoine, Diane Labruyère-Cuilleret, Bertrand de Montesquiou et Georges Ralli) arrivent à échéance lors de l’AG. Selon les statuts, le conseil peut compter jusqu’à 18 membres.
L’assemblée générale sera aussi l’occasion pour Georges Plassat de s’exprimer après son absence du début février jusqu’à la fin de la semaine dernière pour raisons de santé.
Plus d'articles du même thème
-
BNPP AM va créer 250 emplois
BNP Paribas Asset Management s’apprête à créer 250 emplois dans des domaines de « croissance stratégique ». Son directeur général, Sandro Pierri, a indiqué à Financial News que ces nouveaux recrutements interviendraient alors même que le groupe va supprimer 1.200 emplois après son acquisition d’Axa IM l’an dernier. -
EQT décroche la gestion du fonds Scaleup Europe
La société d'investissement suédoise pilotera le plus grand fonds deeptech jamais monté en Europe, dont les premiers investissements sont maintenant attendus à l'automne. -
Stellantis produira à partir de 2028 un nouveau véhicule électrique compact pour le marché européen
Le modèle, baptisé E-Car, sera produit en Italie. Le groupe s'apprête à présenter sa nouvelle feuille de route stratégique.
ETF à la Une
State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
Contenu de nos partenaires
-
AtomeExercices nucléaires : l’armée russe poursuit sa stratégie d’intimidation
L’armée russe entame un entraînement à l’arme nucléaire mobilisant près de 200 lanceurs de missiles, quatre jours après avoir subi une attaque massive de drones ukrainiens. -
In folioRoland Garros, terre battue et haute voltige
Outre deux livres qui viennent de paraître sur le tennis, notre chroniqueur Bernard Quiriny nous invite à nous (re)plonger dans les mémoires du célèbre aviateur qui a donné son nom aux Internationaux de France -
Tribune libreOlivier Babeau : « TotalEnergies ne doit pas être le bouc émissaire de l'impuissance de l'Etat »
« Si l'Etat a besoin d'argent, est-ce l'imprévisibilité fiscale et la ponction conjoncturelle sur quelques entreprises prospères qui y remédieront ? », interroge le professeur à l’université de Bordeaux, essayiste et fondateur de l’Institut Sapiens.