La famille Lee étend son emprise sur Samsung
La famille Lee prépare la succession du patriarche Lee Kun-hee à la tête de Samsung Group en renforçant son emprise sur le conglomérat coréen (chaebol). Sa holding Cheil Industries a formulé une offre de 8.900 milliards de wons (7,4 milliards d’euros) sur Samsung C&T, une filiale cotée qui détient une participation dans Samsung Electronics, l’entreprise phare du groupe.
L’offre de Cheil sur C&T sera financée en actions nouvelles et n’affiche qu’une très faible prime sur le cours de Bourse de la cible. La holding des Lee propose 0,35 action nouvelle pour une action C&T, soit une prime de 3,5% par rapport au cours de clôture de C&T du 22 mai.
Cheil ne détient directement que 4,7% de Samsung Electronics. C&T, avec 4,06% du capital, est le quatrième actionnaire du fabricant de smartphones, derrière le fonds de pension national sud-coréen et l’assureur Samsung Life Insurance (dont Lee Kun-hee contrôle 20,7%). En revanche, les Lee détiennent en cumulé environ 50% du capital de Cheil.
La fusion de Cheil avec C&T, pour former une nouvelle entité qui conservera le nom de Samsung C&T, renforcera donc la position de la famille, notamment dans Samsung Electronics, alors que la santé du patriarche, hospitalisé il y a un an après une crise cardiaque, est précaire. Elle renforce son successeur pressenti Lee Jae-yong, l’actuel vice-président de Samsung Electronics et actionnaire dominant de Cheil, avec 23,2% de son capital. Post-fusion, sa participation dans la nouvelle entité représentera 16,5%, a indiqué Samsung Group.
La transaction n’est pas non plus sans arrière-pensées patrimoniales pour les héritiers de Lee Kun-hee: l’accroissement de la capitalisation de Cheil faciliterait le paiement des impôts de succession, lesquels pourraient atteindre 6 milliards de dollars. L’annonce de l’opération a été très bien reçue en Bourse, où les deux titres ont bondi d’environ 15%.
Cheil et C&T solliciteront l’approbation de leurs actionnaires respectifs le 17 juillet. Celle-ci n’est pas assurée. Dans son document déposé auprès des autorités de marché sud-coréennes, Cheil indique que la fusion pourrait être retirée si la demande des actionnaires excédait 1.500 milliards de wons en actions de chaque société. Or, ce scénario s’est déjà produit en novembre à l’occasion de la tentative de fusion entre Samsung Heavy Industries et Samsung Engineering.
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