La famille Hériard Dubreuil rouvre le marché des convertibles
La famille Hériard Dubreuil compte se reluer au capital de Rémy Cointreau. La holding familiale Orpar, qui contrôle directement et indirectement 50,2% du capital et 66,1% des droits de vote du groupe de spiritueux, vient d’émettre pour 170 millions d’euros d’obligations convertibles en actions existantes Rémy Cointreau à maturité juillet 2019, pour un objectif initial de 150 millions.
L’émission «a été sursouscrite plusieurs fois aux meilleurs termes pour Orpar, signe de l’appétit actuel des investisseurs pour les émissions convertibles et leur confiance dans l’equity story de Rémy Cointreau», souligne Cyril Revenu, responsable des marchés primaires actions chez HSBC France, seule banque à avoir structuré et dirigé le placement. Cette opération, de la part d’un primo-accédant et avec un zéro coupon, rouvre le marché des convertibles sur l’ensemble de la zone Europe Moyen-Orient».
Les obligations, cotées à Luxembourg, seront remboursées le 15 juillet 2019 avec une prime de 102,3% sur le prix initial, en bas de la fourchette initiale de 102,3% à 105,7%, représentant un rendement annuel de 0,50%.
Le prix de conversion des obligations ressort à 32,5% au-dessus de prix de référence – soit autour de 88 euros – en haut de la fourchette annoncée de 27,5% à 32,5%. La conversion sera possible à tout moment, avec néanmoins la possibilité offerte à Orpar de verser tout ou partie de la valeur de l’action Rémy Cointreau en numéraire.
Orpar compte utiliser 80% du produit net de l’opération au rachat d’actions Rémy Cointreau. Le solde du produit sera transféré à Andromède, maison mère d’Orpar, détenue directement par la famille Hériard Dubreuil, afin de «financer la diversification de son portefeuille d’actions, de financer de potentielles acquisitions et ses dépenses courantes», précise le communiqué d’Orpar.
L’action qui a abandonné près de 11% en 2014, après déjà une perte de 29% en 2013 avec la chute de ses ventes de cognac en Chine, a déjà rebondi de plus de 20% depuis le début de l’année. Non seulement Valérie Chapoulaud-Floquet vient de prendre la direction générale du groupe, en commençant par remanier et élargir le comité exécutif tout en resserrant l’organigramme, mais encore l’activité s’est amélioré au troisième trimestre (octobre-décembre) avec une croissance organique de -1%, contre -5,6% au premier semestre.
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