La faiblesse de l’euro profite aux distributeurs alimentaires présents à l’international
Tout n’est pas noir pour les distributeurs alimentaires! «L’appréciation de 50% de l’euro face au dollar entre 2002 et 2009 a masqué la croissance enregistrée par les distributeurs européens dans les pays émergents. Elle a également minoré l’exposition de ces acteurs à ces économies prometteuses. Avec le retour de l’euro sur sa moyenne historique, une injustice va se corriger», explique dans une note CM-CIC.
En effet, «avec respectivement 75 et 60% de leurs actifs libellés en dollars américains, les groupes Delhaize et Ahold sont presque des valeurs dollars. Même s’il ne s’agit que d’un effet de conversion en euros des comptes de leurs filiales nord-américaines, une hausse de 10% du dollar a un impact positif de 7,5 % sur l’ANR de Delhaize et de 6 % sur celui d’Ahold», poursuit le bureau d’analyse.
Indirectement, les deux géants français du secteur, Carrefour et Casino, profitent de la revalorisation du dollar via leur exposition à l’Amérique latine et à l’Asie (voir tableau). «Sur la base des parités actuelles de change, la quasi-totalité de ces devises devrait ainsi se revaloriser de l’ordre de 20% face à l’euro au cours du second semestre 2010», poursuit CM-CIC.
Rien qu’au premier trimestre 2010, les ventes de Casino en Amérique du Sud ont progressé de 13,3% en organique et de 21,6% en euros; et celles de Carrefour en Amérique latine ont crû de 15,6% en organique et de 30,8% en euros. L’effet change sur le chiffre d’affaires à l’international de Casino a été favorable de +10,3%, principalement grâce à la forte appréciation du réal brésilien (+20,9% sur un an) et du peso colombien (+15,8% sur un an) par rapport à l’euro.
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