La dynamique de reprise de Carrefour s’essouffle
Si Carrefour a renoué avec une progression de ses ventes en France en 2013, la dynamique de croissance sur son marché domestique s’est affaiblie au quatrième trimestre. Déçu, le marché a sanctionné le titre Carrefour, lanterne rouge du CAC 40, en recul de 3,71% à 27,25 euros.
Au quatrième trimestre, le chiffre d’affaires du distributeur est ressorti à 22,2 milliards d’euros, en ligne avec le consensus, soit une hausse de 3,2% en organique (hors essence et calendaire). Toutefois, les ventes en France (48% du chiffre d’affaires) progressent seulement de 1,7% (+2% le trimestre précédent). Une déception, même si les ventes françaises de son concurrent Casino ont reculé de 1,4%. Ce ralentissement est imputable aux hypermarchés – pesant 27% des ventes du groupe – dont la croissance est passée de 2% au troisième trimestre à 1,3% au quatrième. En revanche, la tendance s’améliore pour les supermarchés (+2,1% au quatrième trimestre, contre 1,3% au troisième). Carrefour a constaté une amélioration dans tous ses formats en France pour le deuxième trimestre consécutif, tandis que Casino n’y a enregistré que des baisses, excepté le e-commerce.
A l’international, l’Europe s’améliore nettement, n’affichant plus qu’un recul de 0,4% des ventes (hors essence), contre -1,7% le trimestre précédent. L’Espagne repasse en territoire positif – la première fois depuis 2008 – avec une hausse de 1,2% de ses ventes, tandis que l’Italie se dégrade (-5,8% en comparable, contre -3,9% le trimestre précédent). Carrefour continue d’investir sur ce marché transalpin, attendant «encore quelques trimestres» avant d’engranger les effets de son plan de relance.
Les performances de l’Amérique latine sont tirées par l’Argentine (+32% en organique après +22% au troisième trimestre), alors que le Brésil marque le pas (+6,8% en organique, contre +8,6% le trimestre précédent). Un pays où Casino (GPA) a pourtant amélioré ses performances au quatrième trimestre. Par ailleurs, Carrefour a confirmé qu’une introduction en Bourse des activités brésiliennes faisait partie des instruments possibles pour financer la croissance.
Quant à la Chine, les ventes en comparables repartent à la baisse (-3,1%) après deux trimestre de progression.
Enfin, Carrefour a rassuré les investisseurs en se disant toujours «confortable» avec le consensus de résultat opérationnel courant à 2,19 milliards d’euros, contre 2,14 milliards enregistrés en 2012.
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