La croissance du secteur parapétrolier ne sera pas sans risque
Avec des cours du pétrole à des niveaux durablement élevés et une reprise des investissements en exploration-production des majors, les groupes de services parapétroliers ont échappé au ralentissement économique. Et 2013 s’annonce dans la même veine.
«Le monde souffre de plus en plus d’un déficit en énergie, les prix des hydrocarbures sont à des niveaux attractifs pour investir, les investissements sont en croissance et les groupes de services étant situés au niveau du goulot d’étranglement de la chaîne de valeur, ils sont bien placés pour capter la part du lion de cette tendance», estiment les analystes de Barclays. Ils rappellent que les producteurs de pétrole devraient investir 644 milliards de dollars cette année au niveau mondial dans l’exploration-production, soit 7% de plus qu’en 2012.
Cette manne profitera inévitablement aux prestataires des majors. Portés par des explorations de plus en plus complexes, les groupes de forage en mer ou de services en eaux profondes devraient afficher une croissance annuelle moyenne de leur chiffre d’affaires comprise entre 9% et 12% d’ici à 2015, selon la Société Générale. La croissance à venir des revenus des spécialistes des services de géophysique s’établira à 9,5%. Au total, les analystes de la banque française estiment que le marché mondial des services parapétroliers passera de 571 milliards de dollars en 2012 à 606 milliards en 2013 et à 666 milliards en 2015.
Bien balisée, la voie n’est pourtant pas sans risque. Dans les services de géophysique, la technologie reste un argument de différenciation cruciale entre les différents opérateurs. Or tous promeuvent actuellement de nouvelles solutions sans la garantie que celles-ci soient retenues par les clients. Surtout, l’afflux de milliards de dollars dans le secteur a suscité de nouvelles vocations. Et comme l’indique la Société Générale, les barrières à l’entrée ne sont pas aussi élevées qu’on le pense. Seadrill n'était qu’une start-up il y a dix ans, rappelle Credit Suisse.
Cette montée de la concurrence aurait un double effet: en plus de peser sur les prix de vente, elle pousse à une modification du modèle du secteur. Récemment, plusieurs groupes de services ont indiqué avoir souscrit dans certains pays des contrats sans paiement à la commande, ce qui est pourtant la norme dans le secteur.
{"title":"","image":"79172»,"legend":"indicateurs secteur parap\u00e9trolier»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Les taux élevés menacent les actions
La fièvre récente sur les emprunts d'Etat est de nature à rebattre les cartes des allocations. Les marchés taux et des actions offrent des perspectives différentes, mais la hausse des rendements obligataires rend les places boursières, bien valorisées et stimulées par l'IA, plus vulnérables. -
La Société Générale écope d’une amende de 20 millions d'euros pour défaut de conseil en assurance et vente systématique
La banque rouge et noire se fait taper sur les doigts par l’Autorité de contrôle pour avoir systématiquement inclus «Mon assurance au quotidien», un contrat collectif dommages, dans son offre groupée de services bancaires, Sobrio. -
Jean-Jacques Barbéris va rejoindre la direction de Caceis
Jean-Jacques Barbéris aura passé presque 10 ans au sein d'Amundi où il a entre autres dirigé le pôle dédié aux clients institutionnels et entreprises et supervisé les sujets liés à la gestion extra-financière (ESG) au niveau groupe.
ETF à la Une
State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Allianz déçoit les attentes en vie-santé
- La crise politique continue de secouer la livre sterling et les taux britanniques
- La Chine et les Etats-Unis mesurent leurs forces
Contenu de nos partenaires
-
EXCLUSIF Bananes flambéesA la Maison Saint-Martin, Jadot, Vallaud et Glucksmann savourent la fin de la primaire
Depuis la première édition de ces dîners en comité restreint, révélé par l’Opinion en février dernier, les rencontres se multiplient pour faire émerger un candidat commun hors LFI, sans passer par la case primaire de gauche -
Polémique anti-Bolloré : à quel point le cinéma français dépend-il de Canal + ?
A la suite d'une tribune anti-Bolloré, Maxime Saada menace de cesser toute collaboration avec les 600 professionnels du cinéma qui l'ont signée. Une déclaration qui interroge : l'industrie pourrait-elle se passer de Canal + ? -
FractureRoyaume-Uni : le travailliste Andy Burnham face aux démons du Brexit
Alors que les travaillistes esquissent un rapprochement avec l’UE, Andy Burnham est en campagne dans un territoire qui a largement voté pour le Brexit. Cette élection partielle illustre la nouvelle fracture de la politique britannique