La cotation des métaux de base du brésilien Vale allégerait la pression sur son cash-flow
Après la perte de 1,4 milliard de dollars enregistrée par Vale au troisième trimestre 2014, le groupe brésilien ne pouvait rester sans réagir. Affaibli par la dépréciation du real, la chute de 40% des cours du minerai de fer sur un an et des accidents industriels sur plusieurs sites, il a annoncé lors de sa journée investisseurs la possible introduction en Bourse (IPO) d’une part minoritaire de sa division métaux de base, qui produit principalement du nickel. Il marche ainsi dans les traces de BHP Billiton qui a annoncé en août un projet de scission concernant ses actifs dans l’aluminium, le manganèse et le nickel.
Cette division, qui devrait dégager un excédent brut d’exploitation compris entre 4 et 6 milliards de dollars l’an prochain, pourrait être valorisée «entre 30 et 35 milliards de dollars», a précisé le directeur financier Luciano Siani. Il a ajouté que la cotation d’au maximum 40% du capital pourrait avoir lieu sur le New York Stock Exchange, où les titres Vale se traitent déjà sous forme d’ADR, ou alternativement sur la Bourse de Toronto. La décision définitive sera prise d’ici août 2015. «La forte chute des prix du minerai de fer a pesé sur la génération de cash-flow de Vale et compromis sa capacité à autofinancer ses investissements l’an prochain», relèvent les analystes de Morgan Stanley.
Le géant minier va d’ailleurs réduire pour la quatrième année consécutive son programme d’investissements, fixé à 10,1 milliards de dollars pour 2015 contre 14,8 milliards prévus pour l’exercice 2014. Vale a indiqué que son conseil d’administration «a approuvé le budget des investissements pour 2015, dont 6,3 milliards de dollars destinés à l’exécution de projets et 3,8 milliards à des opérations de maintenance». Plus de 70% des projets seront destinés au minerai de fer, tandis que les investissements de maintenance concerneront cinq grands domaines: remplacement d'équipements, construction et expansion de barrages de résidus, santé et sécurité, responsabilité sociale et administration.
Ces annonces n’ont pas suffi à lever le scepticisme des analystes de Jefferies. «Si les tentatives de la direction pour contrer les effets du plongeon des cours du minerai de fer méritent d’être saluées, elles semblent insuffisantes et trop tardives», estiment ceux-ci, en conseillant de rester à l’écart de l’action qui a chuté de 43% depuis le 1er janvier à New York.
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Ce billet est issu de notre newsletter Ambitions dédiée aux femmes dans la finance.
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