La Chine se défend de s’acharner contre les groupes étrangers
Les trois autorités locales de la concurrence ont publiquement défendu leur action hier alors que les voix s'élèvent contre des traitements inéquitables
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La Rédaction
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La Chine affirme n’avoir rien contre les groupes étrangers. Alors que les enquêtes et les amendes pleuvent depuis quelques mois, les responsables des trois autorités chargées de la concurrence en Chine ont réfuté tout acharnement lors d’une conférence de presse commune. Une prise de parole inhabituelle pour ces trois autorités.
«Notre travail de répression des abus de concurrence est conduit dans le strict respect des réglementations», a assuré Xu Kunlin, directeur général du bureau de la surveillance des prix, de l’inspection et de la lutte contre les monopoles de la Commission nationale du développement et de la réforme (NDRC). Selon lui, ce travail «est équitable et transparent. Il ne cible pas des acteurs spécifiques du marché, et bien sûr, il ne vise aucune entreprise étrangère ou dans laquelle sont présents des intérêts étrangers». Il était entouré de représentants du ministère du Commerce et de l’Administration nationale de l’industrie et du commerce (SAIC).
Les autorités de la concurrence relaient le discours tenu mardi, lors de l’ouverture du Forum économique mondial à Tianjin, par le Premier ministre chinois. Li Keqiang avait affirmé que Pékin entendait «maintenir la stabilité de ses politiques vis-à-vis des capitaux étrangers».
Au moment où leurs représentants tentaient de rassurer sur leur équité, les autorités chinoises de la concurrence annonçaient dans le même temps leurs premières sanctions contre des constructeurs automobiles étrangers pour entente sur les prix. Volkswagen et Chrysler ont écopé d’une amende totale de 36 millions d’euros. En août, la NDRC a imposé une amende record de 1,235 milliard de yuan (154,6 millions d’euros) à des équipementiers automobiles japonais. Quant à l’enquête en cours à l’encontre de Qualcomm, elle pourrait déboucher sur une amende de plus d’un milliard de dollars. Le directeur général de la NDRC a indiqué hier que la procédure était «pratiquement bouclée». Il devrait rencontrer le président du fabricant de puces pour mobiles aujourd’hui.
Une trentaine de grandes entreprises étrangères, dont Microsoft, font l’objet de contrôles dans le cadre de l’application par Pékin d’une loi sur la concurrence de 2008. Les représentants des milieux d’affaires européens, américains et japonais estiment qu’elle est injustement utilisée pour cibler des firmes internationales présentes en Chine afin de protéger les groupes chinois.
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