La Chine fait de Volkswagen le champion du monde 2010 des profits

Le groupe a dégagé un bénéfice de 6,84 milliards d’euros en 2010, mieux que Ford, GM ou Toyota. Il prévoit de l’améliorer encore en 2011
Olivier Pinaud
Exposition de Volkswagen en Chine, en décembre 2010. Photo: Qilai Shen/Bloomberg
Exposition de Volkswagen en Chine, en décembre 2010. Photo: Qilai Shen/Bloomberg  - 

La crise est bien oubliée pour Volkswagen. 2010 est même «la meilleure année de toute l’histoire du groupe», selon Martin Winterkorn, le président du premier constructeur automobile européen. Avec un bénéfice net multiplié par plus de 7, à 6,84 milliards d’euros, le fabricant s’offre même le luxe de prendre la première place du classement mondial en termes de résultats, devant les américains Ford (6,56 milliards de dollars) et General Motors (4,7 milliards). Même Toyota, qui ne terminera son exercice que le 31 mars prochain, ne devrait pas faire mieux. Le bénéfice d’exploitation de Volkswagen, qui exclut les résultats de ses deux coentreprises en Chine, a grimpé à 7,14 milliards d’euros en 2010 (contre 1,85 milliard en 2009) alors que les analystes interrogés par Reuters tablaient sur 6,75 milliards. Le groupe va proposer un dividende relevé à 2,26 euros par action préférentielle, contre 1,66 euro en 2009.

Et ce n’est pas fini. «Nous prévoyons que les ventes et le bénéfice d’exploitation en 2011 sera plus élevé que l’an dernier», prévient le président du groupe allemand, ajoutant que les livraisons de véhicules devraient également progresser. L’an dernier, le constructeur, qui contrôle aussi les marques Audi, Skoda et Lamborghini, a vendu 7,2 millions de voitures à travers le monde (+13,7%). Le constructeur n’avait jamais franchi auparavant la barre des 7 millions. Les chiffres seront détaillés lors de l’annonce des résultats complets le 10 mars.

Volkswagen tire clairement profit de son positionnement en Chine. Premier constructeur étranger à s’être implanté dans le pays, il y a trente ans, l’allemand dispose de neuf usines en Chine. Il prévoit d’en ouvrir deux supplémentaires et de doubler à terme sa production locale à plus de 3 millions de véhicules pour profiter encore plus de la croissance du marché local.

Volkswagen, qui pèse 52 milliards d’euros à la Bourse de Francfort, a indiqué que sa division automobile disposait d’une trésorerie nette de 18,6 milliards d’euros à fin 2010. De quoi lui permettre racheter le solde de l’activité de voitures de sports de Porsche mais aussi sa filiale de distribution Porsche Holding Salzburg, tout en conservant son objectif minimum de cash de 5 milliards d’euros. L’absorption de Porsche par Volkswagen devrait probablement être retardée à 2012 en raison d’une enquête sur certains de ses dirigeants.

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