La Chine fait de Volkswagen le champion du monde 2010 des profits
La crise est bien oubliée pour Volkswagen. 2010 est même «la meilleure année de toute l’histoire du groupe», selon Martin Winterkorn, le président du premier constructeur automobile européen. Avec un bénéfice net multiplié par plus de 7, à 6,84 milliards d’euros, le fabricant s’offre même le luxe de prendre la première place du classement mondial en termes de résultats, devant les américains Ford (6,56 milliards de dollars) et General Motors (4,7 milliards). Même Toyota, qui ne terminera son exercice que le 31 mars prochain, ne devrait pas faire mieux. Le bénéfice d’exploitation de Volkswagen, qui exclut les résultats de ses deux coentreprises en Chine, a grimpé à 7,14 milliards d’euros en 2010 (contre 1,85 milliard en 2009) alors que les analystes interrogés par Reuters tablaient sur 6,75 milliards. Le groupe va proposer un dividende relevé à 2,26 euros par action préférentielle, contre 1,66 euro en 2009.
Et ce n’est pas fini. «Nous prévoyons que les ventes et le bénéfice d’exploitation en 2011 sera plus élevé que l’an dernier», prévient le président du groupe allemand, ajoutant que les livraisons de véhicules devraient également progresser. L’an dernier, le constructeur, qui contrôle aussi les marques Audi, Skoda et Lamborghini, a vendu 7,2 millions de voitures à travers le monde (+13,7%). Le constructeur n’avait jamais franchi auparavant la barre des 7 millions. Les chiffres seront détaillés lors de l’annonce des résultats complets le 10 mars.
Volkswagen tire clairement profit de son positionnement en Chine. Premier constructeur étranger à s’être implanté dans le pays, il y a trente ans, l’allemand dispose de neuf usines en Chine. Il prévoit d’en ouvrir deux supplémentaires et de doubler à terme sa production locale à plus de 3 millions de véhicules pour profiter encore plus de la croissance du marché local.
Volkswagen, qui pèse 52 milliards d’euros à la Bourse de Francfort, a indiqué que sa division automobile disposait d’une trésorerie nette de 18,6 milliards d’euros à fin 2010. De quoi lui permettre racheter le solde de l’activité de voitures de sports de Porsche mais aussi sa filiale de distribution Porsche Holding Salzburg, tout en conservant son objectif minimum de cash de 5 milliards d’euros. L’absorption de Porsche par Volkswagen devrait probablement être retardée à 2012 en raison d’une enquête sur certains de ses dirigeants.
Plus d'articles du même thème
-
Céline Dion pourrait apporter un léger coup de pouce à la croissance française
La star québécoise donnera 16 concerts devant 480.000 spectateurs à La Défense Arena cet automne. L’exclusivité mondiale de ces shows pourrait attirer de nombreux visiteurs étrangers à Paris et ajouter jusqu'à un milliard d'euros d'activités à l'économie française. -
La justice américaine abandonne les poursuites contre Jerome Powell
Cette décision devrait ouvrir la voie à la nomination de Kevin Warsh en tant que prochain président de la banque centrale américaine. -
Argan verdit son financement
La foncière cotée a émis une obligation de 500 millions d’euros assortie d’un coupon proche de 3,8 % et conforme à son tout nouveau cadre de financement vert.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La faiblesse congénitale de la finance décentralisée
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Milan : Le Salone del Mobile, nouvelle scène stratégique du luxe
Pendant plus de soixante ans, Milan appartenait aux éditeurs italiens. Une scène maîtrisée, codifiée, où B&B Italia, Cassina ou Poltrona Frau dictaient le tempo du design mondial. Cette époque n’a pas disparu — elle s’est diluée. Car désormais, ce sont les maisons de luxe qui occupent le terrain, transformant la Milan Design Week en une extension de leur territoire symbolique. -
G7 environnement Paris : pourquoi le climat a été écarté pour obtenir un accord avec les Etats-Unis
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, experte de la diplomatie climatique, salue des « résultats exceptionnels » après avoir essuyé des critiques sur sa méthode pragmatique -
Blame gameMidterms : Donald Trump et le Parti républicain en eaux troubles
En pleine préparation des midterms, les républicains affrontent une accumulation de mauvaises nouvelles : défaite en Virginie dans la guerre du redécoupage électoral, inflation en hausse et impopularité croissante de Donald Trump