La cession de Maroc Telecom par Vivendi est attendue rapidement
Le programme de cessions de Vivendi est toujours à l’ordre du jour. Bien que l’américain DirectTV vienne de jeter l’éponge sur GVT, la filiale de télécoms alternatifs au Brésil de Vivendi, «le processus de cession est toujours en cours», confie une source proche du dossier. L’intéressé s’est refusé à tout commentaire.
Vivendi, qui veut se recentrer sur les médias avait confirmé fin février la mise en vente de GVT et de Maroc Telecom, tout en se donnant le temps. En revanche, «SFR n’est pas à vendre» avait alors répété Philippe Capron, directeur financier de Vivendi.
Le groupe demanderait 7 à 8 milliards d’euros pour sa pépite brésilienne, alors que Direct TV n’aurait proposé que 6 milliards, à la fois en titres et en numéraire. L’autre candidat, KKR avec d’autres fonds n’offrirait que 5 milliards.
Vivendi ne veut pas brader un actif, dont il attend cette année une croissance organique du chiffre d’affaires de plus de 20%, et une marge d’Ebitda de plus de 40%. du chiffre d’affaires en 2013. «GVT passera en cash flow positif en 2013, ce qui laisse penser au management qu’un rerating de cet actif pourrait avoir lieu sur les prochains trimestres», ajoute Oddo.
Les analystes de Natixis envisagent trois options pour GVT: conserver cet actif pendant plusieurs années; procéder à une introduction en Bourse totale ou partielle, ce qui «permettrait d’envisager, à terme, une OPA lorsque le nombre d’acheteurs sera plus important. Les deux acteurs les plus logiques pour GVT (Telefonica et Telecom Italia) ne disposent pas à court terme de la capacité financière de réaliser cette acquisition»; scinder conjointement SFR et GVT, après la cession de Maroc Telecom.
En attendant, le marché a sanctionné cet échec des négociations par un recul de 3,33% du titre à 16,10 euros. Les espoirs se reportent maintenant sur la vente de la participation de 53% de Maroc Telecom détenue par Vivendi, valorisée autour de 5 milliards d’euros. Si la presse a déjà évoqué plusieurs offres, l’opérateur des Emirats arabes unis Etisalat, le sud-coréen KT Corp, et Qatar Telecom (QTel) ; ce dernier s’estimant bien placé en raison de ses bonne relations avec le royaume chérifien, qui détient 30% de Maroc Telecom. Oddo est confiant sur une vente avant l’AG du 30 avril et estime que cette cession devrait être suivie d’un désendettement et d’un programme de rachat d’actions.
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