La bataille se poursuit pour le rachat de la filiale sud-coréenne de Tesco
La cession des activités coréennes de Tesco aiguise l’appétit des groupes de capital-investissement. Pour le dernier tour de table, le distributeur britannique vient de recevoir trois offres pour Homeplus, sa filiale sud-coréenne, émanant de Carlyle Group, de MBK Partners, et d’un consortium réunissant Affinity Equity Partners et KKR, selon des sources citées par Reuters.
Les offres s’établiraient autour de 7.000 milliards de wons (5,2 milliards d’euros). Alors que les rumeurs de cession de Homeplus agitent le marché depuis le début de l’année, le distributeur avait fixé à lundi la date butoir pour le dépôt des offres engageantes.
Tesco devrait faire son choix dans les tout prochains jours. La dévaluation du won face à la livre sterling, conséquence de la crise chinoise, pourrait pousser le distributeur britannique à prendre une décision rapidement.
Homeplus constitue la plus importante activité de Tesco en dehors de son marché domestique, avec plus de 400 magasins. Sur l’exercice 2014-2015 clos fin février, l’activité avait été difficile en Corée, avec un recul de 4% des ventes (en comparable et hors essence), dont une détérioration plus marquée au second semestre (-4,2%). Si les conditions restent difficiles en Asie, la situation s’est légèrement améliorée au premier trimestre 2015-2016, avec une baisse du chiffre d’affaires limitée à 3%.
La cession de Homeplus doit permettre à Tesco de réduire son endettement et de financer son plan de redressement. Le distributeur, qui a été fortement secoué l’an dernier par des fraudes comptables et a successivement lancé quatre avertissements sur ses résultats 2014-2015, a été dégradé en janvier dernier en catégorie spéculative par Moody’s puis par S&P. De plus, les ventes de Tesco ont reculé de 0,9% sur les trois derniers mois sur son marché domestique, selon les derniers chiffres de Kantar, perdant du terrain face aux discounteurs allemands dont les ventes ont bondi de 18% pour Aldi et de 13% pour Lidl. Ils détiennent désormais tous deux 9,7% du marché britannique (+1,3 point en un an), contre 28,3% pour Tesco (-0,5 point).
Tesco cherche également à céder une participation majoritaire de Dunnhumby, l’opérateur de son programme de fidélité, valorisé entre 800 millions et 2 milliards de livres par les analystes. WPP, Nielsen, et des fonds de private equity seraient intéressés, tandis que Google pourrait s’associer à Permira pour faire une offre.
Plus d'articles du même thème
-
Les pétroliers américains préparent le terrain à des périodes moins fastes
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026. -
La baisse du bitcoin continue d'affecter les bénéfices de Coinbase
La plateforme d'échanges de cryptomonnaies multiplie les initiatives pour diversifier son offre. Toutefois, ses résultats financiers restent à la merci du cycle de la première des cryptomonnaies. -
En août, vos opérations de change peuvent vous coûter beaucoup plus cher
Comme chaque semaine, retrouvez le coup d’oeil de DeftHedge sur le marché des changes.
ETF à la Une
Pimco lance un nouvel ETF Ucits
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- Les investisseurs troquent leurs carrés Hermès contre des sacs Gucci
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Clap de fin pour plusieurs plateformes historiques d'échange crypto
Contenu de nos partenaires
-
Peau de l'oursDésarmement du Hamas : malgré Donald Trump, rien n'est gagné
Alors que le président américain vante un accord inédit à Gaza, Israël et la milice se renvoient la balle -
Série (14/28)Sarkozy et la dictature : quand François Bayrou criait à l'abus de pouvoir
Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés -
La City contre-attaqueA Londres, les dessous de l'offensive culturelle et touristique de la City
Le Leadenhall Market, magnifique marché en verre et fer forgé, est un lieu prisé des cols blancs de la City. Mais depuis quelques années, la clientèle a changé. « Les habitués viennent le matin, l’après-midi et le week-end, ce sont plutôt les touristes, précise Julien Dentroux, qui tient avec sa femme la boutique Les Merveilleux de Fred, ouverte depuis 2020. Cette évolution a en fait été impulsée par la Corporation de la City.