La bataille autour de Foncière Paris France s’intensifie
Avant même d’avoir reçu le visa de l’AMF pour son projet d’OPA sur Foncière Paris France (FPF), PHRV a relevé son offre de 10%, de 100 à 110 euros par action. Malgré un rebond de 7,09 % vendredi, l’action cote encore en-dessous, à 108,75 euros. Les offres sur les autres instruments financiers sont aussi relevées, de 8% et 3% sur les OSRA 2006 et 2010, mais de 72% sur les BSA 2005, et même de 120% sur les BSA 2010. L’effort fait sur les bons peut marquer la volonté de PHRV de séduire les actionnaires, notamment les dirigeants fondateurs, détenteurs des BSA 2005. Toutefois, ces prix «ont été établis entre les différents instruments en cohérence avec les calculs du cabinet Détroyat», explique PHRV.
Les termes de l’offre «demeurent largement sous-évalués par rapport à la valeur intrinsèque de la société», a rétorqué FPF dans un communiqué, estimant «décent» le prix de 117 euros qu’il proposera pour son offre publique de rachat d’actions (OPRA). Le conseil de la foncière se réunira en fin de semaine ou début de semaine prochaine pour émettre un avis motivé.
Le prix offert représente encore une décote de 18% par rapport à l’actif net réévalué (ANR) de 135 euros fin juin. « La décote demeure élevée, la plus forte depuis une douzaine d’années sur les foncières françaises, mais compte tenu de l’effondrement du secteur en Bourse – Gecina se traite avec une décote de l’ordre de 50% – je conseille d’apporter à ce prix», confie Benoît Faure-Jarrosson, analyste chez Invest Securities. Pour sa part, Kempen a un objectif de cours de 111 euros, en ligne avec la nouvelle offre.
La société a déjà exposé sa défense, avec son OPRA à 117 euros. Toutefois, cette offre ne concerne que 25% du capital, alors que l’OPA vise tous les titres. Elle ne pourra avoir lieu qu’après l’OPA de PHRV et surtout elle doit être approuvée par les deux tiers des actionnaires réunis le 8 décembre. Lors de cette AG, les actionnaires seront également appelés à approuver, à la majorité simple, une indemnité de départ de deux ans de rémunération fixe et variable pour trois dirigeants «en cas de révocation ou de départ lié à un changement de contrôle ou à un changement de stratégie». Une «mise en conformité avec les habitudes des foncières», assure Jean-Paul Dumortier, PDG de FPF. Une indemnité qui arrive à point nommé, d’autant que la rémunération brute des trois mandataires sociaux a rebondi de 23% au premier semestre.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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