Kraft renonce à Unilever
L’américain Kraft Heinz a renoncé dimanche à racheter le néerlandais Unilever, regrettant que son porjet ait été éventé vendredi. Le géant anglo-néerlandais de la grande consommation avait repoussé cette offre de fusion à 143 milliards de dollars (134 milliards d’euros). Le groupe «rejette la proposition qui n’a aucun intérêt, qu’il soit financier ou stratégique, pour les actionnaires d’Unilever. Unilever ne voit pas de base pour de nouvelles discussions», déclarait-il dans un communiqué vendredi.
L’action Unilever cotée à Londres a gagné jusqu'à 14,95% à 3.848 pence en séance. En revanche, le prix de ses obligations baissait, reflétant le risque qu’un rachat financé en partie par de la dette ne dégrade sa structure financière.
Dans son communiqué, Unilever précisait que l’offre de Kraft Heinz, lui-même né d’une fusion en 2015, représentait une prime de 18% sur son cours de Bourse de jeudi. Elle se compose de 30,23 dollars par action en numéraire et de 0,222 action nouvelle par titre Unilever. Plus petit qu’Unilever par la capitalisation boursière (106 milliards de dollars), le groupe américain bénéficie du soutien de ses deux grands actionnaires, Berkshire Hathaway, la holding de Warren Buffett, et le groupe de capital-investissement 3G Capital, qui possèdent à eux deux 50,9% de son capital.
Selon la réglementation britannique des fusions-acquisitions, Kraft avait jusqu’au 17 mars pour annoncer son intention de faire une offre formelle. L’initiative intervient à quelques semaines des élections législatives aux Pays-Bas.
La transaction aurait permis de réunir sous dans un même groupe le café Maxwell House, le fromage Philadelphia, les savons Dove, les déodorants Axe, le thé Lipton ou encore la crème glacée Ben & Jerry’s. Elle a mis tout le secteur des biens de grande consommation en ébullition, en relançant les perspectives de M&A dans le secteur. L’action Danone a par exemple pris plus de 4,4% en séance.
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