Kion va récolter environ 740 millions d’euros grâce à son IPO pour se désendetter
C’est aujourd’hui vendredi que va avoir lieu, sur le marché régulé de Francfort (Prime Standard), la première cotation de Kion, deuxième fabricant mondial de chariots élévateurs connu en France pour sa marque Fenwick. Avec un prix d’introduction en Bourse (IPO) fixé à 24 euros par action, dans le bas de la fourchette initiale de 24 à 30 euros initialement indiquée, cette émission devrait générer pour le groupe allemand «un produit net de 404 millions d’euros, après déduction des commissions de souscription».
Le succès de l’offre auprès des institutionnels, qui représenteront la quasi-totalité des nouveaux actionnaires, a entraîné le placement supplémentaire de 2,58 millions d’actions par sa holding de contrôle Superlift. En cas d’exercice complet de l’option de surallocation par les banques, le capital flottant s’élèverait à 20% à l’issue de l’opération qui valoriserait la société à 2,4 milliards d’euros. Cette mise en Bourse intervient après celles du groupe immobilier LEG, du chimiste Evonik et du groupe de médias RTL, qui ont tous réussi leur début de parcours à Francfort en 2013.
Ex-filiale du groupe Linde qui s’est recentré sur les gaz industriels, Kion avait été racheté en 2006 pour 4 milliards d’euros par KKR et Goldman Sachs. Ces derniers détiennent à l’heure actuelle chacun 37,5% du capital, après en avoir cédé l’an dernier un quart au chinois Weichai Power pour plus de 730 millions d’euros. Contrairement à ses deux actionnaires financiers qui se laisseront diluer, l’industriel chinois entend porter sa participation à 30%, en injectant environ 330 millions d’euros dans les fonds propres de sa cible.
Kion disposera donc au total de près de 740 millions d’argent frais qu’il consacrera à son désendettement. Actuellement noté B3 par Moody’s, il affiche à l’heure actuelle un ratio de dette nette sur Ebitda ajusté de 6,7 fois, un niveau susceptible de revenir aux alentours de 5 fois à l’issue de l’IPO. L’agence de crédit pourrait alors relever sa note de crédit «de 3 crans au maximum», compte tenu du solide profil opérationnel du groupe qui compte 21.000 salariés. Sur un chiffre d’affaires consolidé de 4,7 milliards d’euros en 2012, la part récurrente de son activité s’élevait en effet à 40% du total.
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