Kingfisher clôt son premier semestre en trésorerie nette positive
Les mesures d’austérité prises par les gouvernements européens et une météorologie pluvieuse au Royaume-Uni et en Europe du Nord ont pesé sur les performances de Kingfisher. Le leader européen des magasins de bricolage a accusé un recul de 15,5% de son bénéfice avant impôts à 371 millions de livres (464 millions d’euros) sur son premier semestre clos fin juillet, alors que le consensus Reuters espérait 395 millions de livres.
Les records de pluie ont coûté 30 millions de livres de bénéfices, estime le groupe, rappelant que les produits de jardinage et de loisirs constituent une part «importante» du chiffre d’affaires du premier semestre. En outre, les effets de changes, particulièrement face à l’euro et au zloty, ont réduit de 25 millions de livres le bénéfice, constate Kingfisher. Tandis que l’accélération du déploiement des nouvelles marques propres en Grande-Bretagne a pesé à hauteur de 10 millions de livres sur les résultats.
«Ce sont les six mois les plus difficiles que j’ai connus en quatre ans», a confié Ian Cheshire, directeur général de Kingfisher. Prudent, le patron du groupe de bricolage estime que le contexte économique «ne devrait pas s’améliorer durant un moment».
Les ventes du groupe reculent de 3,3% à 5,5 milliards de livres (+1% à changes constants), et de près de 6% en France (+1,1% à changes constants). Avec les enseignes Castorama et Brico Dépôt, la France pèse plus de 40% du chiffre d’affaires du groupe. BoA Merrill Lynch reste négatif sur le titre en raison de son inquiétude croissante sur les perspectives de consommation en France, et «estime peu probable que le Royaume-Uni et la Pologne soient en mesure de compenser la faiblesse de la France».
Néanmoins, la bonne nouvelle provient de la génération de cash flow libre, qui a plus que doublé en un an à 302 millions de livres, notamment grâce à une amélioration du BFR. Fin juillet, le groupe affiche ainsi une trésorerie nette positive de 29 millions de livres, contre une dette nette de 186 millions un an auparavant et de 88 millions fin janvier 2012. Cette situation s’explique notamment par l’absence de rachats d’actions pour les plans destinés aux salariés, contre 117 millions dépensés un an plus tôt.
D’ailleurs, le groupe de bricolage a fait un geste en faveur de ses actionnaires, relevant de 25% l’acompte sur dividende à 3,09 pence.
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