Kesa lance un quasi-avertissement sur son bénéfice 2010-2011
Kesa invite le marché à une grande prudence sur ses résultats annuels. Le distributeur britannique d’appareils électriques attend un résultat ajusté avant impôt 2010-2011 «dans la fourchette basse des prévisions actuelles du marché», même s’il devrait être «supérieur» au dernier exercice (81,9 millions de livres). Pour l’exercice clos le 30 avril 2011, les estimations actuelles se situent «dans une fourchette de 98 à 119 millions d’euros», constate Kesa. Le consensus médian de Bloomberg, regroupant 20 bureaux d’analyse, ressort actuellement à 117 millions d’euros, dans une fourchette de 98 à 135 millions. Cette nouvelle a été sanctionnée par une chute de l’action de 9,81% à 136 pence avec près de 2% du capital négocié.
Une mauvaise surprise d’autant que le mois dernier Kesa avait publié un résultat ajusté avant impôt semestriel au-delà des attentes du consensus, pour un chiffre d’affaires en hausse de 4,1% et de 0,1% à surface comparable. Néanmoins, Thierry Falque-Pierrotin, directeur général de Kesa, évoquait à l’époque un environnement de marché «de plus en plus incertain». Maintenant, le groupe invoque des conditions de marché «difficiles», qui expliquent une hausse de ses ventes limitée à 0,4% du 1er novembre 2010 au 18 janvier 2011, et un recul de 4% à surface comparable, notamment en raison de la rigueur de l’hiver. Kesa évalue l’impact des mauvaises conditions météorologiques à 2% des ventes.
L’activité est particulièrement difficile chez Comet, dont les ventes reculent de 1,7% en publié et de 7,3% en comparable. Depuis l’entrée en vigueur d’une TVA relevée de 17,5% à 20% le 4 janvier au Royaume-Uni, «les ventes de Comet ont chuté de 10%», poursuit le directeur général de Kesa. En revanche, Darty France tire le groupe vers le haut avec des ventes en hausse de 0,4% en publié et en recul de 1,8% en comparable.
Pour l’heure, «nous restons confiants dans notre stratégie et poursuivons notre déploiement du concept Darty sur tous nos marchés, ajoute Thierry Falque-Pierrotin. Nous avons mis un certain nombre de mesures destinées à améliorer notre chiffre d’affaires et à réduire nos coûts».
Alors que le fonds activiste Knight Vinke est monté ces derniers au mois au capital de Kesa, et en détient 11,1%, les analystes spéculent sur une vente de Comet. Toutefois, Kesa a affirmé n’avoir pas de projet de scission.
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