Jean-François Roverato cède les pleines commandes d’Eiffage à Pierre Berger
La passation de pouvoir était programmée depuis plus d’un an mais elle marque un véritable tournant dans l’histoire d’Eiffage. A partir du 10 septembre, Jean-François Roverato ne sera plus président du groupe de BTP et de concessions, après un quart de siècle à sa tête. Déjà directeur général depuis juillet 2011, Pierre Berger occupera également la fonction de président. Agé de 68 ans, Jean-François Roverato ne quitte pas totalement la société. Le conseil d’administration l’a nommé vice-président administrateur référent.
Cette transition avait été décidée, non sans peine et sous la pression du Fonds stratégique d’investissement, détenteur de 20% du capital, fin 2010, alors que Jean-François Roverato avait évincé un premier dauphin désigné pour prendre sa succession. Rares sont les dirigeants à incarner autant leur entreprise. Jean-François Roverato a créé en 25 ans, à partir de la société Fougerolle, un groupe réalisant plus de 13 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 200 millions de bénéfices annuels. Il est également parvenu au milieu des années 2000 à repousser l’assaut de l’espagnol Sacyr, au terme d’une bataille juridique qui fait aujourd’hui référence, et grâce à l’investissement des salariés et des cadres dans plusieurs fonds. Ils détiennent depuis environ 37,4% du capital d’Eiffage.
A charge aujourd’hui pour Pierre Berger de faire fructifier cet héritage, notamment le développement du groupe dans les concessions, sa spécialité lorsqu’il travaillait chez Vinci. Après quelques trimestres difficiles, le premier semestre 2012 montre des signes de redressement des marges. Le résultat opérationnel courant d’Eiffage a progressé de 10% à 499 millions d’euros, tandis que son chiffre d’affaires n’a progressé que de 0,2% à 6,6 milliards d’euros.
«Cette bonne performance opérationnelle permet d’absorber l’augmentation des charges financières consécutives au refinancement d’APRR-Eiffarie intervenu en février 2012 et à la mise en exploitation de nouveaux PPP», se félicite le groupe. A fin juin 2012, cette opération financière a augmenté de 51 millions d’euros le coût de l’endettement financier net par rapport à juin 2011. Pour le premier semestre, il s’élève à 369 millions d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
TotalEnergies doit inclure les émissions de scope 3 dans son plan de vigilance
Le tribunal judiciaire de Paris donne six mois au pétrolier pour compléter sa cartographie des risques et y inclure les mesures nécessaires. Retour devant le juge le 21 janvier 2027 pour un contrôle. -
Safran discute d'une offre de 2,2 milliards d'euros sur Exail Technologies
L'équipementier aéronautique négocie avec la famille Gorgé un rachat de son bloc de 41 % du capital du spécialiste des drones sous-marins au prix de 128,50 euros par action. Une telle reprise entraînerait une OPA sur le pensionnaire du SBF 120. -
Un consortium mené par Permira et Warburg Pincus boucle le rachat de Clearwater Analytics
La société de services et de technologies aux gestionnaires d'actifs a été rachetée pour 8,4 milliards de dollars
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
CoincésComment les Néerlandais, et les Européens en général, restent dépendants des Etats-Unis face à la Chine
Tout en critiquant le projet de loi américain qui interdirait aux fabricants chinois de puces électroniques d’accéder aux équipements occidentaux, La Haye vient d'adhérer à la « Pax Silica », l’initiative menée par Washington visant à exclure la Chine des chaînes d’approvisionnement en puces d’IA -
Canicule : Solidays annulé, la Marche des fiertés reportée sur demande du préfet de police
Face à des températures frôlant les 40 degrés à Paris ce week-end, le préfet de police Patrice Faure a contraint les organisateurs de Solidays et de la Marche des fiertés à annuler ou reporter leurs événements, sous peine d'interdiction par arrêté -
Seine colère« Emmanuel Grégoire se trouva fort dépourvu quand la canicule fut venue »
On assiste depuis une semaine à un naufrage dans les écoles parisiennes. Elles n’ont pu garder les enfants l’après-midi parce qu’il faisait 35 degrés dans les salles de classe, parfois davantage. Certes, beaucoup d’établissements scolaires en France connaissent pareille déconvenue durant cette canicule. Mais on n’imaginait pas qu’à Paris, après 25 ans de gestion socialo-écologiste, nous en serions à ce degré d’imprévoyance, d’impréparation et d’improvisation.