Ipsen est sanctionné par le marché pour ses dépréciations d’actifs
Arrivé en novembre dernier à la tête d’Ipsen, Marc de Garidel a «décidé de mener une revue stratégique approfondie afin de définir plus précisément la vision d’Ipsen sur le moyen et long terme» et présentera les grandes lignes de cette stratégie au cours du deuxième trimestre 2001.
Une urgence alors que le titre Ipsen a chuté hier de 5,26% à 24,20 euros après l’annonce de possibles dépréciations d’actifs, non cash et non récurrentes, au titre de 2010 pour 65 à 85 millions d’euros net «en raison d’incertitudes sur certaines échéances futures de développement ou de commercialisation de certains produits ou partenariats». La molécule «principalement concernée sera l’increlex [traitement du retard de croissance chez l’enfant, ndlr], avec un chiffre d’affaires 2012 estimé à 47,5 millions d’euros», note Gilbert Dupont. «Des facteurs d’incertitudes disparaissent, ce qui est plutôt positif, ajoute Raymond James. Il faut en revanche que dysport décolle aux Etats-Unis et que les autres partenariats donnent des résultats (Menarini, Inspiration)». La biopharmaceutique devrait donner des détails lors d’une conférence téléphonique aujourd’hui à 14h00.
En attendant, Roche vient de rendre à Ipsen sa molécule taspoglutide, dans le traitement du diabète, en raison des réactions d’hypersensibilités et des nausées de certains patients lors des études cliniques de phase III. Ce retour, anticipé par le marché, permet à Ipsen d’enregistrer un montant, non récurrent et non cash, d’environ 41 millions d’euros après impôts, correspondant aux produits constatés d’avance. Son impact est limité sur la valeur, les analystes ayant déjà retiré taspoglutide de leurs prévisions. Ne pouvant développer le produit seul, Ipsen va étudier les «éventuelles opportunités de partenariats».
Pour sa part, Roche vient de publier des résultats 2010 inférieurs aux attentes du consensus, en dévoilant des objectifs 2011 jugés «prudents» par les analystes.
Les analystes restent néanmoins positifs sur le titre Ipsen, «toujours sous-valorisé par rapport à ses fondamentaux», note Portzamparc, et «compte tenu d’estimations conservatrices et d’un potentiel de hausse du titre proche de 30%», ajoute Gilbert Dupont. Ipsen a publié hier une hausse de 5% à changes constants de son chiffre d’affaires 2010 à 1,1 milliard d’euros, dont une croissance de 11% de la médecine de spécialité, pesant 64% des ventes.
Plus d'articles du même thème
-
L’organisation des Nations Unies prépare l’avenir de l’agriculture
L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO, a organisé sa première conférence sur le «Smart farming» ou utilisation des technologies au service de tous les agriculteurs afin d’améliorer les pratiques, les rendements et le niveau de vie. -
Omers renonce à nommer un nouveau directeur des investissements
Le fonds de pension canadien des agents de la fonction publique de l'Ontario, qui pèse 145,2 milliards de dollars canadiens d'actifs nets, redistribue les responsabilités de son ancien directeur des investissements entre plusieurs dirigeants. -
Schroders Capital anticipe un triplement des opérations de continuation d'ici 2035
Le marché mondial des opérations de continuation pourrait dépasser 330 milliards de dollars d'ici 2035, contre 109 milliards en 2025. Selon Schroders Capital, cette dynamique traduit une évolution structurelle du private equity et accompagne le recul des cessions entre sponsors.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Contenu de nos partenaires
-
Loi d'urgence agricole : les 5 points de discorde majeurs qui opposent le Sénat et l'Assemblée
Le Sénat a tranché en faveur d’un texte plus souple mais le vrai combat s’ouvrira le 16 juillet lors d’une Commission mixte paritaire (CMP) où députés et sénateurs tenteront de concilier leurs visions divergentes -
Flagrant délitEn Inde, une affaire de détournement de fonds fragilise le BJP de Narendra Modi
Déjà affaiblie par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, la formation du Premier ministre est mise en cause dans un scandale autour du temple de Ram sur lequel elle a bâti sa popularité -
La France doit reconnaître la filiation actée par un tribunal étranger d'un enfant né par GPA, dit la Cour de cassation
Cette décision du 3 juillet concerne un couple d'hommes français résidant au Canada et pères de trois enfants. Pour la Cour de cassation, l'interdiction de la GPA en France ne suffit plus à bloquer l'exequatur d'un jugement de filiation étranger