International Power mériterait d’être valorisé 15 fois ses bénéfices 2011
C’est demain que seront normalement admises sur le marché londonien les actions issues du rapprochement entre les activités d’énergie à l’international de GDF Suez et le britannique International Power. Alors que la valeur intrinsèque du groupe élargi ne fait pas encore l’objet d’un consensus bien défini, Citigroup vient de publier une étude approfondie visant à mieux cerner son potentiel de croissance.
La nouvelle entité se hissera au huitième rang mondial des producteurs électriques avec une capacité nette installée de 41 gigawatts (GW). S’y ajoutera une capacité de 8 GW en construction d’ici fin 2013, dont 85% reposera sur des contrats à long terme. «A taux de change constant, la progression moyenne du bénéfice par action (BPA) devrait atteindre 13,4% entre 2010 et 2014», précisent les analystes de la banque. En contrepartie de cette bonne visibilité, la part limitée de l’activité provenant du négoce d’électricité restreindra la capacité du groupe à capter les bénéfices d’une hausse potentielle des prix du marché.
Citigroup valorise donc le nouveau groupe «15 fois les bénéfices estimés pour l’année 2011», à comparer à 11,9 fois en moyenne pour les «utilities» intégrées plus matures et à 22,6 fois pour les producteurs d’énergie renouvelable en Europe. Ceci correspond à 476 pence par action, y compris le dividende exceptionnel de 92 pence versé le 25 février aux actionnaires actuels du producteur britannique. Comme les titres devraient se négocier ex-dividende dès le 9 février, le cours cible serait donc de 384 pence.
A plus long terme, le groupe devrait mettre en service «3,9 GW de capacité nette chaque année entre 2014 et 2020 pour maintenir une croissance de 10% du BPA», un niveau jugé difficilement soutenable sur la période. Cette croissance ralentie serait néanmoins compensée par une génération de cash-flow libre élevée autorisant le versement d’un dividende généreux. En supposant une capacité de production étale sur la période, celui-ci pourrait passer de 50,5 pence par action en 2014 à 71 pence en 2020, donnant un rendement respectif de 13,2% et 14,9% sur la base de 384 pence.
Du côté de l’analyse crédit, on considère par ailleurs chez CreditSights que la nouvelle entité aura «un meilleur profil de crédit et à un portefeuille d’actifs plus diversifiés, ce qui devrait engendrer un rehaussement de sa note en catégorie investissement».
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