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IBM restructure ses activités pour faire face à des résultats décevants
IBM restructure ses activités pour faire face à des résultats décevants
Le groupe informatique américain a raté le consensus pour la première fois depuis 2005. Des réductions d’effectifs et cessions d’actifs sont en cours
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Patrick Aussannaire
IBM rate le consensus pour la première fois depuis 2005. Le plus impoortant fournisseur mondial des services de haute technologie a fait état hier soir d’une hausse de son bénéfice de 3% à 3,4 milliards de dollars, soit 3,00 dollars par action, au titre du premier trimestre, alors que le consensus Reuters prévoyait un BPA de 3,05 dollars. En cause, la dépréciation du yen qui a réduit le BPA de 7 cents, mais également des retards dans la signature de contrats. Le chiffre d’affaires a baissé de 5% à 23,4 milliards, contre 24,6 milliards prévu par le consensus, et la marge opérationnelle s’est renforcée d’un point à 46,7%. «Nous avons eu de solides performances en janvier, mais vers la fin du trimestre des contrats très lucratifs de logiciels et de systèmes E n’ont pas été signés à temps», a ainsi expliqué Mark Loughridge, le directeur financier du groupe.
Et d’ajouter que ces retards ont eu «un impact sur la clôture des comptes du premier trimestre, mais c’est autant de gagné pour le deuxième trimestre qui a de ce fait bien débuté». Environ 400 millions de dollars de contrats ont ainsi été transférés sur le deuxième trimestre. «En plus de la clôture de ces contrats, nous pensons bénéficier des investissements que nous réalisons et des mesures prises pour améliorer nos activités les moins rentables», a indiqué la nouvelle directrice générale du groupe, Ginni Rometty. Des suppressions de postes sont ainsi au programme, dans le cadre d’un plan global de «rééquilibrage des effectifs». L’AFP révèle même que le groupe va réduire de 14% ses effectifs en France. IBM va ainsi dépenser un milliard de dollars sur le second semestre pour réduire ses effectifs, et procéder à des cessions d’activités dès cette année.
Dans cette logique, le groupe chinois Lenovo serait, selon des sources concordantes, en négociations avancées avec IBM pour lui racheter une division qui vend des serveurs utilisant les processeurs x86, et qui a contribué l’an dernier à hauteur de 4,9 milliards de dollars au chiffre d’affaires du groupe. Ce qui représente 32% de ventes de serveurs. Si aucun prix n’a été communiqué, Bloomberg estime que la cession pourrait rapporter entre 2,5 et 4,5 milliards de dollars à IBM, et marquerait la première cession sous l’ère Ginni Rometty.
L’action IBM chutait de 4,9% dans les échanges d’après Bourse cette nuit, après avoir clôturé auparavant à 207,15 dollars, en repli de 1,2% sur la séance. Le cours reste en hausse de 5,5% depuis le début de l’année.
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