Human Genome Sciences tombe finalement dans l’escarcelle de GSK
Le britannique GlaxoSmithKline (GSK) s’est finalement offert l’américain Human Genome Sciences (HGS) pour 3 milliards de dollars. En tenant compte de la dette et de la trésorerie d’HGS, l’offre de GSK s'élève à 3,6 milliards de dollars. Soit 14,25 dollars par action. C’est peu, quand on sait que la première offre de GSK s'élevait à 13 dollars par action et que la direction de HGS l’avait refusée car elle ne «reflétait pas la valeur réelle de l’entreprise». Certains avaient alors avancé, comme prix raisonnable, 23 dollars par action. Aujourd’hui, les analystes tempèrent ces affirmations et considèrent que les 14,25 dollars sont un prix acceptable. Ils ne représentent qu’un peu plus de la moitié de la valeur de l’action HGS en août dernier.
Les premières collaborations entre les deux sociétés remontent à 1993. En avril dernier, GSK veut mettre la main sur ce fleuron de la biotechnologie américaine. Une première offre de 13 dollars par action, soit 2,6 milliards de dollars est donc formulée et refusée. Face à ce refus, GSK tente alors une OPA, qui échoue après l’adoption par la direction de HGS d’une «pilule empoisonnée». Hier, pour 14,25 dollars par action, Human Genome Sciences est enfin devenu la propriété de GSK.
A la clôture de la Bourse de Londres, l’action GSK prenait 0,41% à 1,452 livres. A la clôture du Nasdaq, le titre HGS progressait quant à lui de 4,49% à 14,19 dollars, s’alignant presque sur le prix offert par GSK.
L’investissement de GSK s’inscrit dans un mouvement plus large, les grands laboratoires cherchant par tous les moyens à acquérir des groupes biotechnologiques. Pourquoi? Les laboratoires pharmaceutiques vont être confrontés, dans un futur proche, à l’extinction de brevets pour de nombreux médicaments. Une vague comme l’industrie pharmaceutique n’en a jamais connue. D’où ces acquisitions, qui permettent de renouveler les catalogues.
Avec HGS, GlaxoSmithKline s’offre la totalité des droits sur le Benlysta, traitement contre le lupus lancé l’an dernier et premier du genre en cinquante ans. Mais aussi les droits sur deux médicaments expérimentaux, destinés à soigner le diabète et des affections cardiaques. En termes financiers, GSK a déclaré vouloir dégager plus de 200 millions de dollars de synergies créées par le rachat de HGS. Et espère que cet investissement aura un impact positif sur les résultats du groupe dès l’an prochain.
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