Greene King et Spirit Pub donnent naissance au premier gérant de pubs britannique
La bataille des pubs britanniques a tourné court. A moins d’une surenchère jugée improbable de la part de l’irlandais C&C, Greene King va s’emparer de Spirit Pub. Après une première approche fin septembre, et compte tenu de la menace représentée par C&C, Greene King a finalement accepté d’augmenter les termes de son offre pour obtenir l’accord du groupe de pubs. Soutenue par les deux conseils d’administration, l’opération a été conclue pour un prix de 774 millions de livres (990 millions d’euros).
L’offre mixte valorise chaque titre Spirit Pub à 115 pence, soit une prime de 52,2% par rapport à son cours de clôture du 22 septembre, juste avant la première proposition soumise par Greene King. Pour chaque titre détenu, les actionnaires de Spirit Pub percevront 0,1322 nouvelle action Greene King ainsi qu’une somme de 8 pence payée sous forme de dividende, en tenant compte du coupon de 1,5 pence que le groupe prévoyait de distribuer. Après ce paiement en cash, la valeur d’entreprise induite de Spirit Pub représente 10,2 fois le dernier Ebitda annuel du groupe à fin août 2014, indique Greene King. Les actionnaires de Spirit Pub détiendront 28,9% de l’entité fusionnée. Greene King était conseillé par Lazard, avec l’intervention de Citigroup. Goldman Sachs épaulait Spirit Pub. L’opération doit encore être approuvée par l’assemblée générale des actionnaires de la cible et par les autorités de la concurrence. Elle devrait être bouclée au premier semestre 2015.
Greene King a précisé que le rapprochement entre les deux groupes générerait d’ici à 2016-2017 des synergies annuelles d’au moins 30 millions de livres à la faveur d’une baisse des coûts de distribution et de renégociations de contrats avec les fournisseurs. La mise en œuvre de ces synergies nécessitera 25 millions de livres de charges exceptionnelles. Avec Spirit Pub, qui gère également des restaurants, Greene King souhaite diversifier son portefeuille d'établissements, alors que les pubs ont été fortement pénalisés ces dernières années par les conséquences de la loi anti-tabac.
Numéro un britannique, devant Punch Taverns, le groupe gérera plus de 3.000 pubs, restaurants et hôtels en Grande-Bretagne, dont 1.100 dans les régions de Londres et du Sud-Est. Il générera un chiffre d’affaires de 2,1 milliards de livres et un Ebitda de 490 millions.
Plus d'articles du même thème
-
L’AMF mise sur la directive SRD 3 pour faciliter l’exercice des droits des actionnaires
Le régulateur français dévoile ses réponses à la consultation de Bruxelles sur la révision de la directive concernant le droit des actionnaires (SRD). -
Les émissions d’obligations d’entreprises signent un premier semestre exceptionnel
Le marché primaire corporate euro a enregistré un semestre record à 285 milliards d’euros, porté notamment par les sociétés américaines, dont les hyperscalers, et soutenu par la forte demande des investisseurs. Et ce malgré le conflit en Iran. -
L'inflation aux États-Unis ralentit plus que prévu en juin
Les rebondissements autour du détroit d'Ormuz pourraient cependant créer de nouvelles tensions sur les prix.
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
- BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
- Les ambitions d’Air France-KLM sont freinées par des vents contraires
- Apple injecte 30 milliards de dollars dans des puces Broadcom conçues aux Etats-Unis
- Le pétrole repart à la hausse après le regain de tensions au Moyen-Orient
- Aria annonce une levée de fonds complémentaire de 7 millions d'euros
Contenu de nos partenaires
-
EditorialAide à mourir, la liberté abîmée
Il n’y a pas de liberté véritable si les consciences ne sont pas éclairées par la vérité des faits. Or, à toutes les étapes du débat sur la fin de vie, la vérité aura été maltraitée. -
Fin de vie : pourquoi Emmanuel Macron se tient en retrait
Promesse de campagne du chef de l'Etat en 2022, le texte sur la fin de vie arrive au terme de son parcours législatif -
Examen de conscienceLa Commission européenne à la veille d’un big bang pour lutter contre ses dysfonctionnements
L’institution bruxelloise met en chantier une vaste réforme de ses services, la première depuis un quart de siècle