Grâce à l’émission d’une «Oceane», CGGVeritas réduit son coût de financement
Moins de deux mois après l’annonce de l’acquisition de la division Géoscience de Fugro pour 1,2 milliard d’euros en numéraire, CGGVeritas fait une seconde fois appel au marché pour financer ce rachat. Le spécialiste de géophysique vient d’émettre 315 millions d’euros d’obligations à option de conversion et/ou échange en actions nouvelles ou existantes («Oceane»), voire 360 millions en cas d’exercice de l’option de surallocation.
Originellement, le groupe avait prévu un financement à hauteur d’un tiers en fonds propres via une augmentation de capital, et de deux tiers par le produit de la cession des titres de la coentreprise Seabed (225 millions d’euros par compensation de créance sur Fugro) et par un prêt relais. Le 19 octobre, lors de l’augmentation de capital de 414 millions d’euros, CGG Veritas a alors annoncé qu’il lancerait une émission obligataire et utiliserait pour le solde un prêt bancaire, bénéficiant d’un engagement de crédit-relais de 700 millions d’euros.
L’«Oceane», d’échéance 1er janvier 2019 (six ans), d’une valeur nominale de 32,14 euros, est ressortie avec une prime d’émission de 40% (le haut de la fourchette indicative de 32 à 40%) et offre un taux de 1,25% (le bas de fourchette de 1,25% à 1,75%), signes de l’attrait des investisseurs pour l’opération, d’ailleurs sursouscrite, confie un banquier.
Sur la base du cours de référence de 22,96 euros, «cette émission devrait conduire à une dilution du nombre d’actions entre 5,7% et 6,5% qui viendra s’ajouter à la dilution de 16% suite à l’augmentation de capital», note Gilbert Dupont. Aussi, l’action cédait hier 3,25% à 22,95 euros. Toutefois, le consensus FactSet reste à l’achat sur la valeur.
Les deux premiers actionnaires de la société, le FSI qui détient 7,53% du capital, et IFP Energies Nouvelles, avec 3,60% du capital, ne comptent pas participer à cette émission. Pourtant, le FSI avait suivi l’augmentation de capital du mois dernier à hauteur de ses droits et de ceux d’IFP Energies Nouvelles.
L’opération, menée par BNP Paribas, Credit Suisse, Merrill Lynch et SG CIB, va permettre à CGG de réduire son coût de financement, notamment grâce au refinancement d’une «partie du crédit relais de 700 millions d’euros portant un taux de 6,5%», ajoute Gilbert Dupont.
Si les autorités de la concurrence s’opposent à ce rachat, CGG Veritas consacrerait alors les fonds levés à la réduction de sa dette et à d’éventuels rachats d’actions.
Plus d'articles du même thème
-
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge. -
Monaco sort de la liste grise du Gafi
La décision récompense un ensemble de mesures prises par la principauté depuis 2024, date de son inscription sur la liste des pays placés sous surveillance renforcée. -
La Banque du Japon maintient son taux directeur avant une prochaine hausse
La banque centrale du Japon fait une pause dans sa politique de normalisation mais confirme son changement de cap avec un discours plus restrictif. Le retour de l'inflation à sa cible de 2% est à la fois une victoire et un risque auquel la banque reste très attentive.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Mondes émergentsLe Brésil, notre partenaire stratégique
L’Europe dispose d’une opportunité qu’elle doit saisir. Les échanges entre l'Union et le Brésil ont atteint 100 milliards de dollars en 2025, presque à l'équilibre -
Tribune libreGrand âge contre jeunesse : le faux dilemme qui nous coûtera cher
Entre 2027 et 2032, la France comptera un million de personnes supplémentaires de plus de 75 ans ; plus de 800 000 Français entreront en Ehpad -
PAC : la France au combat pour éviter une baisse des aides européennes aux agriculteurs
L’exécutif se montre satisfait des négociations entre Etats membres mais espère limiter l’érosion des crédits alloués à la PAC dans le budget de l’Union.