Genfit est ouvert à tous les modes de financement
Genfit étudie toutes les options. Après avoir dévissé de plus de 44% en Bourse vendredi dernier à la suite de la publication de résultats, jugés décevants par certains, d’une étude de phase II sur GFT505 son candidat médicament pour le traitement de la NASH, maladie du foie, la biopharmaceutique envisage plusieurs possibilités pour financer sa recherche.
«Toutes les options sont ouvertes. Nous discutons et nous nous apprêtons à rediscuter énormément avec les sociétés pharmaceutiques» a déclaré hier Jean-François Mouney, président du directoire et co-fondateur de Genfit, après avoir précisé qu’il a été contacté «de manière forcenée» par une quinzaine de groupes pharmaceutiques depuis le début de l’année pour nouer un partenariat. Le marché évoque notamment les noms de Sanofi et Novartis. D’ailleurs, la société est prête à donner accès plus largement à ses comptes en juin dans la perspective d’une ouverture du capital.
Genfit a également confirmé hier qu’il envisageait de lever 200 millions de dollars, voire de rejoindre le Nasdaq comme nombre de biotechs françaises. Après ces déclarations, l’action a clôturé en hausse de 0,87% à 34,675 euros après avoir chuté de plus de 12% en séance.
Néanmoins, le groupe reste confiant sur l’avenir de GFT505, pour lequel il compte lancer une étude clinique de phase III avant la fin de l’année. Un développement crucial pour la société, le marché de la NASH étant evalué de 35 à 40 milliards de dollars. En décembre dernier, la biopharmaceutique avait déjà levé 21 millions d’euros dans le cadre d’un placement privé d’actions, notamment auprès d’investisseurs institutionnels aux Etats-Unis, au prix unitaire de 35,95 euros.
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