General Electric reste optimiste pour les dix-huit prochains mois
General Electric (GE) a publié un bénéfice net trimestriel en hausse de plus de 21% à 3,76 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros), stimulé par le dynamisme de ses commandes industrielles et la restructuration réussie de son pôle financier. A 34 cents par action, le bénéfice courant des activités poursuivies, calculé hors charges relatives aux fonds de pension, affiche une hausse de 18,4% d’une année sur l’autre, dépassant ainsi les 33 cents du consensus des analystes interrogés par Bloomberg.
Le chiffre d’affaires consolidé a atteint 35,6 milliards, en baisse de 4% sur un an, mais «en hausse de 7% si l’on exclut la perte générée par la vente de NBC Universal à Comcast en janvier dernier», précise le communiqué de GE. Un niveau de toute façon supérieur aux 34,7 milliards attendus par le consensus. La part des ventes réalisées à l’étranger est passée de 53% à 59% d’une année sur l’autre. Le PDG Jeff Immelt a souligné «la forte croissance des commandes du groupe», dont celles d’infrastructures qui ont augmenté de 24%, contribuant ainsi au niveau record du carnet de commandes total à 189 milliards. Les commandes d'équipements ont augmenté d’un tiers tandis que celles des services à l’industrie ont progressé de 16%.
Le bénéfice des infrastructures pour l’énergie a reculé de 19% à 1,55 milliard de dollars d’une année sur l’autre «à cause d’une baisse des prix des turbines pour éoliennes et centrales à gaz». Le groupe constate dans cette branche «une amélioration des indicateurs de prix, mais qui prendra un peu de temps à se traduire dans les comptes». Cette baisse a été largement compensée par un doublement du bénéfice des activités poursuivies de GE Capital à 1,66 milliard, le chiffre d’affaires de son bras financier étant resté quasiment stable à 12,4 milliards.
Si le cash flow des activités industrielles s’est replié de 31% à 4,4 milliards de dollars au cours des six premiers mois de l’année, le conglomérat américain maintient sa prévision d’une fourchette de 12 à 13 milliards pour l’ensemble de l’exercice. «Nous allons enregistrer une solide croissance à deux chiffres de notre résultat d’exploitation cette année et sommes confiants concernant nos perspectives de bénéfice net et de cash flow opérationnel», a indiqué Jeff Immelt en ajoutant qu’il assistait à «la construction d’une dynamique favorable pour 2012».
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