General Electric abandonne le gros de ses activités financières
Le conglomérat américain General Electric a engagé vendredi un virage stratégique qui le verra céder la plupart des activités de GE Capital ainsi que son immobilier. Le groupe a annoncé la vente d’actifs de GE Capital Real Estate à des investisseurs tels que Blackstone Group et Wells Fargo & Co pour un montant de 26,5 milliards de dollars (25 milliards d’euros). Cette cession d’actifs immobiliers constitue la plus importante opération conclue dans le secteur depuis le rachat d’Equity Office Properties Trust par Blackstone pour 39 milliards de dollars, dettes comprises, en 2007, juste avant l'éclatement de la crise financière.
GE vendra aussi une grosse partie des autres activités de sa filiale financière GE Capital, comme le crédit à la consommation ou le leasing, aussi bien aux Etats-Unis qu'à l’international, dans les 24 mois. Le groupe conservera les activités financières directement liées à ses activités industrielles, comme le financement de l’aviation et de l'énergie ou le crédit-bail d'équipements de santé. Sur le plan juridique, il absorbera GE Capital Corp et créera une nouvelle holding intermédiaire avec le reliquat des activités. Il compte également travailler avec les régulateurs pour que GE Capital ne soit plus considérée d’importance systémique au niveau mondial (SIFI).
Ces annonces se traduiront par une charge exceptionnelle de 16 milliards de dollars, liée à des dépréciations de survaleurs ou encore à la taxation de bénéfices rapatriés aux Etats-Unis. En contrepartie, le géant américain promet de rendre 90 milliards de dollars à ses actionnaires d’ici à 2018, dont 35 milliards sous forme de dividendes liés aux ventes d’actifs de GE Capital. Un nouveau programme de rachats d’actions d’un montant maximal de 50 milliards de dollars a été approuvé. Au terme de cette transformation, le groupe espère réaliser 90% de ses profits en 2018 dans ses métiers industriels, contre 58% en 2014.
Plus d'articles du même thème
-
«Notre crainte est que le marché du crédit reste volatil»
Benoist Grasset, gérant high yield chez Generali Investments -
«Les marchés ne semblent pas croire à une appréciation durable du yen»
Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. -
« La prudence des investisseurs sur les actifs français peut durer jusqu’au printemps »
Julien-Pierre Nouen, directeur des études économiques et de la gestion diversifiée, Lazard Frères Gestion.
ETF à la Une
Le régulateur suisse autorise le premier ETF investi sur le bitcoin
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
A Orléans, un RN dans sa bulle célèbre la réélection de Jordan Bardella
Les cadres du parti ont déroulé la première journée de leur Congrès dans une pleine satisfaction, peinant à cacher leur optimisme pour la présidentielle à venir -
« L'Etat sera là » : Lecornu promet de reconstruire la mairie de Limoges « à l'identique »
« Le contribuable local, communal, ne mettra pas un euro dans la reconstruction de cet hôtel de ville », a indiqué le Premier ministre. Matignon souhaite une « procédure Notre-Dame » de Paris -
Mobilisation du 24 octobre : des dizaines de milliers de manifestants à Paris, Marseille... des dégradations à Grenoble
Une nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère a lieu dans toute la France, ce samedi 24 octobre, après les violences du 17 octobre. Les manifestations sont placées sous la haute surveillance des forces de l’ordre : 70 000 policiers et gendarmes sont déployés dans le pays