Gecina et Foncière des Régions enregistrent des revenus stables
Alors qu’Unibail avait annoncé la semaine dernière 1,1 milliard d’euros de cessions d’actifs au premier semestre (essentiellement des commerces) avec une prime moyenne de 9,1% sur les dernières valeurs d’expertise, Foncière des Régions (FDR) a conclu pour 351 millions de cessions (surtout de bureaux), pour une marge moyenne de 3,7%. Pour sa part, Gecina a réalisé 559 millions de cessions (48% de résidentiel, 32% de bureaux et 20% de logistique), avec une prime de 3% sur les valorisations fin 2010. Avec les actifs sous promesses de vente, Gecina a réalisé 64% de son programme de cessions de 1 milliard d’euros sur l’année. Toutefois, dans un marché des transactions toujours sous pression, «je ne confirme pas ce programme», confie Christophe Clamageran, directeur général de Gecina.
Sur le premier semestre, Gecina a enregistré une hausse de 4% de ses loyers bruts à 322 millions d’euros, mais une stabilité à périmètre homogène compte tenu d’une indemnité de rupture de bail d’AON pour 10,5 millions. En revanche son résultat récurrent avant impôt recule de 7,8% à 163 millions, notamment avec la hausse du coût de la dette de 3,29% à 4,16% en un an. Pour 2011, la foncière confirme ses objectifs de baisse de 7% de son résultat récurrent, et de coût de la dette de 4,15%.
Pour sa part, FDR a vu ses revenus locatifs reculer de 7% (+0,2% à périmètre constant) à 245 millions, tandis que son résultat net récurrent progresse de 3% à 144 millions, grâce notamment à une baisse de 0,5 point du coût de la dette à 4,1% sur un an. La foncière mise sur une «légère progression» de ce résultat net récurrent cette année, et se fixe un objectif de croissance de 3 à 5% par an dès 2012.
Les foncières ont aussi amélioré la structure de leur dette. Gecina a fait croître sa part d’endettement obligataire de 22% fin 2010 à 31% fin juin, grâce à son émission de 500 millions d’euros en début d’année, et compte atteindre 40% à moyen terme. «Nous voulons être un émetteur régulier et diversifier nos sources de financement pour plus de flexibilité, confie Christophe Clamageran. Nous allons développer les financements corporate et nous regardons aussi les placements privés.» De son côté, FDR a négocié près de 1 milliard d’euros de nouveaux financements au premier semestre, dont une émission de 550 millions d’Ornane, 225 millions de financements corporate, et 190 millions de refinancements hypothécaires.
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