Géant Vert tombe dans l’escarcelle d’un industriel américain
Bonduelle n’a pas réussi à attraper Géant Vert (The Jolly Green Giant en version originale). Alors que Reuters évoquait cet été l’intérêt du spécialiste français des légumes pour la filiale de légumes surgelés et en conserve de General Mills, c’est finalement l’américain B&G Foods (Cream of Wheat, Molly McButter, Pirate’s Booty...) qui remporte le morceau. Ce dernier débourse 765 millions de dollars (687 millions d’euros) en numéraire pour reprendre Green Giant, numéro deux sur le marché américain, et Le Sueur, une autre marque de légumes surgelés et en conserve.
Dans le cadre de cette transaction, qui doit être bouclée d’ici la fin de l’année, General Mills continuera de développer l’activité de Green Giant en Europe et sur d’autres marchés par le biais d’un accord de licence. Les ventes de Green Giant et Le Sueur ont totalisé environ 585 millions de dollars l’an dernier, soit 3,3% des ventes globales. Avec cette cession, General Mills, qui avait racheté Green Giant à Diageo en 2001, poursuit la refonte de sa gamme de produits, alors que les consommateurs ont tendance à se détourner des légumes surgelés et en conserve.
Dans un communiqué, le groupe de Minneapolis indique vouloir se focaliser sur des marques et des segments disposant «du meilleur avenir en termes d’opportunités de croissance». General Mills a ainsi acquis il y a quelques mois Annie’s Homegrown, un groupe agrolimentaire spécialisé dans les produits biologiques, pour 820 millions de dollars. Cette vente va également lui permettre d’alléger sa dette et d’effectuer des rachats d’actions même si elle va peser sur son bénéfice par action au titre de l’exercice fiscal 2016 (de l’ordre de 5 à 7 cents).
Malgré ses difficultés récentes, Green Giant reste «une véritable marque emblématique», a confié au Wall Street Journal le PDG de B&G Foods, Bob Cantwell. Le dirigeant estime qu’il est possible de redonner un nouveau souffle à la marque, «comme nous l’avons fait des dizaines de fois lors d’autres acquisitions au fil des ans». Preuve de cette détermination, le groupe prévoit de doubler le niveau des dépenses marketing pour Green Giant comparativement à ce que faisait General Mills. Cet effort sera notamment porté en direction du segment des légumes surgelés, durement touché.
Plus d'articles du même thème
-
L’espoir autour de l’Iran prolonge l’euphorie des marchés
Wall Street avait un peu accusé le coup après la première réunion de la Fed sous Kevin Warsh mercredi. Si les investisseurs obligataires restent dubitatifs, la détente sur les prix de l’énergie synonyme de moindre inflation en cas de réouverture du détroit d’Ormuz pourrait soutenir encore un peu plus les actions et l’IA. -
Les patrons du CAC 40 ont besoin d’enrichir leurs compétences pour transformer l’entreprise
Dirigeants et administrateurs relèvent un décalage important entre les compétences du directeur général et celles nécessaires pour atteindre les objectifs stratégiques. Plus que les autres pays européens, les grandes entreprises françaises privilégient un patron issu de l’interne avec un profil très opérationnel. -
Pour ses cinq ans en France, Klarna veut être considérée comme une banque
Le champion du paiement fractionné suédois a une licence bancaire depuis 2017. Il veut convaincre les Français d'utiliser ses produits bancaires présents sur sa super-app rose.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
Tchao PantinAvec Rima Hassan et Bally Bagayoko, la « Nouvelle France » avance désormais sans Jean-Luc Mélenchon
Lors d’un meeting-concert dédié à la Palestine, qui avait lieu mercredi soir à Strasbourg, l’eurodéputée et le maire de Saint-Denis ont prouvé qu’ils n’avaient plus besoin du paterfamilias de LFI pour « abattre la citadelle » -
LogementLes propriétaires immobiliers enfin gagnants ?
Chose promise, chose due, le projet de loi Relance logement propose d’assouplir les conditions pour bénéficier du dispositif défiscalisant Jeanbrun. Il relâche aussi la pression sur le calendrier DPE d’interdiction de location -
Droit dans le murLogement : une loi pour bâtir plus vite, vraiment ?
Le grand projet de loi Relance logement, qui sera présenté mercredi 24 juin en Conseil des ministres et que l'Opinion a consulté, promet encore et toujours de simplifier les normes pour construire dans des délais plus brefs