GDF Suez va se battre pour faire passer ses hausses de tarifs
Après une hausse de ses résultats semestriels, parfaitement en ligne avec les attentes du marché, GDF Suez ne compte pas en rester là. Fort de sa victoire devant le Conseil d’Etat annulant le gel tarifaire du 1er octobre 2011 au 1er janvier 2012, l’énergéticien va facturer 290 millions d’euros à ses clients, un coût moyen de 38 euros pour un client se chauffant au gaz, soit moins de 2 euros par mois, mais seulement de 20 centimes par mois pour ceux n’utilisant le gaz que pour la cuisson et l’eau chaude. Ce paiement sera toutefois étalé jusqu’à juin 2014 pour réduire l’impact sur le pouvoir d’achat des ménages.
Quant à la décision de l’actuel gouvernement de limiter la hausse des tarifs du gaz de 2% en juillet, elle est insuffisante pour couvrir les coûts d’approvisionnement de GDF Suez, comme l’a précisé la Commission de régulation de l’énergie (CRE) le mois dernier, estimant la hausse nécessaire à 7,3%. Cette limitation aura un impact d’environ 30 millions d’euros sur l’Ebitda du troisième trimestre, estime le groupe, qui envisage aussi un recours contre cette décision. Tandis que le gouvernement a une annoncé une réforme des tarifs d’énergie à l’automne, «il y a deux principes très importants pour nous et qui sont acquis, a précisé Jean-François Cirelli, vice-président de GDF Suez. Tout d’abord le tarif doit couvrir les coûts, et deuxièmement, il y aura toujours une formule de prix.»
En outre, l’énergéticien confirme ses objectifs 2012, visant un résultat net récurrent de 3,7 à 4,2 milliards d’euros, après les 2,5 milliards (+6%) du premier semestre. Le consensus Bloomberg n’espère pour le moment que 3,6 milliards. L’Ebitda est attendu à 17 milliards, en ligne avec le consensus à 17,15 milliards, dont 0,6 milliard au titre du plan de performance Efficio. Toutefois, GDF Suez ne promet qu’un dividende au moins au niveau du 1,50 euro versé au titre de 2011.
Alors que le groupe mise sur 10 à 11 milliards d’euros d’investissements bruts cette année, il vient d’annoncer le développement de deux nouveaux champs gaziers en mer du Nord qui doivent entrer en production fin 2013 et fin 2015. Des relais de croissance pour le groupe alors qu’il devra fermer deux réacteurs nucléaires en Belgique, ce qui réduira de 100 millions d’euros le résultat net avant impôts après 2015, prévient GDF Suez.
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