GDF Suez poursuit avec succès le refinancement de sa dette obligataire
Profitant d’une fenêtre de marché jugée favorable, GDF Suez poursuit le refinancement d’une dette obligataire qui représentait au 30 septembre dernier près de la moitié d’une dette nette de 41,7 milliards d’euros. Le groupe français a ainsi placé hier avec succès deux émissions obligataires en euros et en livre sterling pour un montant global légèrement inférieur à 1,5 milliard d’euros.
La première souche «porte sur 1 milliard d’euros à maturité janvier 2020 avec un coupon de 3,125%», précise à L’Agefi Isabelle Kocher, directeur général adjoint en charge des Finances de l’énergéticien. Elle est complétée par une émission de 400 millions de livres sterling qui vient abonder une souche de 700 millions de livres à 50 ans émise en septembre 2010. Cette tranche supplémentaire est assortie d’un coupon de 5%, ce qui correspond à un taux de 4,7% en euros après swap. A titre de comparaison, le coût après swap de la souche émise en septembre 2010 s’élevait à 4,28%.
Ces émissions ont été largement sursouscrites, comme en témoigne la souche en euros qui «a fait l’objet d’une demande 3 fois supérieure à l’offre une heure après le début du placement», commente Isabelle Kocher. Ceci a permis de resserrer de 15 points de base le niveau de prix initialement proposé au marché. Le produit de ces émissions financera le rachat partiel d’obligations à maturités plus courtes «pour un montant compris entre 500 et 750 millions d’euros». L’offre d’échange ouverte jusqu’au 15 novembre concerne une souche à échéance février 2013 (coupon de 4,75%), une souche à échéance janvier 2014 (coupon de 6,25%) et une obligation à maturité juin 2015 (coupon de 5,125%).
Comme dans les opérations de l’automne 2010, ces émissions en sterling et en euros seront cotées à Paris plutôt qu’au Luxembourg, ce qui contribuera à soutenir le développement de la place parisienne sur le compartiment obligataire. En outre, «les taux d’intérêt servis se comparent favorablement au coût moyen de la dette financière brute du groupe qui s’élève à 4,6%», relève Isabelle Kocher. Elle ajoute que la durée de vie moyenne de cette dette «passera de 10,3 à 10,9 ans à l’issue de ces transactions». Si 48% de la dette financière est d’origine obligataire, les emprunts bancaires représentent 30% du total, le solde étant essentiellement constitué de lignes de crédit à court terme, de billets de trésorerie et de découverts.
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