GDF Suez baisse le coût de sa dette par le biais d’une émission hybride inaugurale

D’un montant global de 1,7 milliard d’euros, cette opération qui comprend trois souches en euros et en livres sterling porte un coupon moyen de 4,4%
Yves-Marc Le Reour

Elargissant la palette de ses instruments destinés à diversifier ses sources de financement tout en abaissant le coût de sa dette, GDF Suez vient de boucler sa première émission d’obligations hybrides pour un montant total de 1,7 milliard d’euros, à un taux d’intérêt moyen de 4,4%.

Coordonnée par Deutsche Bank et BoA Merrill Lynch avec l’aide de BNP Paribas, l’opération se compose d’une tranche de 600 millions d’euros (coupon de 3,875%) avec option de remboursement à partir de juillet 2018, une autre de 750 millions d’euros (coupon de 4,75%), remboursable à partir de juillet 2021, et une dernière souche de 300 millions de livres sterling (coupon de 4,625%), remboursable à partir de janvier 2019. Les titres ont toutefois été placés dans le haut de la fourchette de prix annoncés, et pour un montant inférieur à celui (2 milliards) qui circulait dans le marché.

«Cette émission de titres hybrides s’est faite sur la base d’un coupon moyen historiquement bas avec un réemploi immédiat des fonds levés, ce qui contribue à renforcer le bilan du groupe. Ouverte aux investisseurs européens, l’opération a été souscrite à hauteur de 70% par des fonds d’investissement et à hauteur de 30% par des assureurs, ce qui a permis à ces acteurs de lisser leur portefeuille de risques», précise à L’Agefi Isabelle Kocher, directeur financier de GDF Suez.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du rachat d’un portefeuille de dettes portant un coupon moyen de 5%, que le groupe a récemment mis en œuvre pour un montant potentiel de 1,7 milliard d’euros. Ce rachat concerne 7 titres obligataires venant à échéance entre 2015 et 2020, ainsi que les offres lancées en juin sur des titres participatifs émis en 1985 par Gaz de France, qui portaient un coupon proche de 7%, et sur des obligations à 9% émises par sa filiale britannique First Hydro.

Afin de renforcer sa présence dans les énergies renouvelables en Europe tout en optimisant sa structure financière, le groupe pourrait par ailleurs décider de faire entrer des partenaires minoritaires dans certains actifs. A l’image de l’accord conclu en mai avec Mitsui, qui prendra une participation de 20% dans le projet de construction et d’exploitation de la centrale hydroélectrique de Jirau au Brésil. GDF Suez s’est engagé à ramener sa dette nette à moins de 30 milliards d’euros d’ici à fin 2014, à comparer à un montant de 34 milliards à fin mars en tenant compte de la déconsolidation de Suez Environnement.

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