GDF Suez ajuste ses objectifs pour tenir compte de la situation en Belgique
Chassé-croisé à la tête de GDF Suez. Alors qu’Isabelle Kocher a participé mercredi à son premier conseil d’administration en tant que nouveau directeur général délégué, Jean-François Cirelli a démissionné de l’intégralité de ses mandats. La directrice financière du groupe d’énergie devient ainsi de fait le successeur désigné du PDG Gérard Mestrallet dont le mandat arrive à échéance en 2016.
«Le conseil d’administration a renouvelé ses remerciements à Jean-François Cirelli pour le rôle clé qu’il a joué depuis la fusion entre Gaz de France et Suez et pour sa contribution au développement du groupe, notamment la mise en place de la nouvelle organisation de la branche Energie Europe, dans un contexte économique particulièrement difficile», a indiqué GDF Suez.
Cette division Energie Europe a particulièrement souffert ces derniers mois. A fin septembre, son chiffre d’affaires s’établit à 25,7 milliards d’euros, en chute de 17,9% en données brutes. «Cette baisse s’explique par l’impact du climat sur les ventes de gaz (les neuf premiers mois de l’année 2014 ayant été particulièrement doux en Europe et notamment en France alors que 2013 avait été exceptionnellement froid), par le rattrapage tarifaire en France relatif à 2011 et 2012 enregistré en 2013 et plus généralement par une baisse des volumes et des prix de vente sur les principaux marchés de la branche», indique GDF Suez.
Les difficultés en Belgique ont également pesé du fait de l’arrêt du réacteur nucléaire de Doel 4 et des arrêts requis en mars par l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire de Doel 3 et Tihange 2. Le chiffre d’affaires de la région Benelux-Allemagne a ainsi chuté de 19,1 % par rapport à 2013. Ces arrêts prolongés de Doel 3 et Tihange 2, dont le coût est estimé à environ 40 millions d’euros par mois sur le résultat net récurrent, ont incité GDF Suez à ajuster ses objectifs financiers annuels. Le producteur d'électricité vise désormais pour 2014 un résultat net récurrent part du groupe dans le milieu d’une fourchette de 3,1 à 3,5 milliards d’euros, contre 3,3 à 3,7 milliards visés précédemment.
Le groupe maintient néanmoins pour 2014 un taux de distribution de 65% à 75% de son résultat, avec un dividende minimum de 1 euro par action payable en numéraire.
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