Forvia, issu du mariage Faurecia-Hella, relève ses prévisions d’économies
Forvia trace sa route. Le nouveau groupe issu du rapprochement entre Faurecia et Hella a relevé sa prévision d'économies de coûts à horizon 2025, ont annoncé lundi les deux équipementiers automobiles.
Faurecia estime à présent profiter de synergies de coûts estimées à 250 millions d’euros par an au niveau de son résultat opérationnel (Ebit) en 2025. Lors de l’annonce du projet de rachat de Hella en août, l'équipementier français avait informé viser des synergies de coûts annuelles de 200 millions d’euros au niveau de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) en 2025. Détenu à 80%, Hella est consolidé dans ses comptes depuis le 1er février 2022 et reste coté.
Faurecia a par ailleurs confirmé lundi les objectifs financiers du nouvel ensemble à l’horizon 2025, à savoir des ventes supérieures à 33 milliards d’euros, une marge opérationnelle de plus de 8,5% ainsi qu’un flux de trésorerie d’environ 1,75 milliard d’euros.
Ces synergies de coûts accrues «devraient permettre au groupe de compenser les difficultés qui sont apparues depuis l’annonce de l’accord, notamment l’inflation», ont commenté dans une note les analystes d’Oddo BHF. En raison de la baisse de la production automobile, liée aux pénuries de puces électroniques, Faurecia avait dû abaisser en novembre ses objectifs financiers pour 2021. Hella avait également, le même jour, lancé un avertissement sur ses résultats. Les comptes annuels de Faurecia doivent être publiés le 15 février.
Le nouveau groupe pointe au septième rang mondial des équipementiers. Le rachat d’Hella, dont les activités sont très complémentaires, doit permettre à Faurecia de diminuer son exposition aux moteurs thermiques, pour la ramener à 10% de ses ventes en 2025.
Faurecia a annoncé en janvier dernier avoir finalisé le rachat d’Hella après l’acquisition d’un total d’environ 79,5% des actions de l’industriel allemand. «La valeur totale en numéraire et en actions de cette acquisition représente un investissement de 5,3 milliards d’euros», indiquait alors l'équipementier tricolore. «Faurecia possède désormais plus de 80% du capital d’Hella», a déclaré lundi Patrick Koller, le directeur général de Faurecia, lors d’une conférence organisée lundi avec des journalistes et des analystes. A la suite de ces annonces, l’action Faurecia a terminé en hausse de 0,9% à 39 euros après avoir signé en cours de séance l’une des plus fortes hausses de l’indice SBF 120.
Plus d'articles du même thème
-
Volkswagen songe à supprimer jusqu’à 100.000 emplois dans le monde
La refonte du groupe automobile, qui toucherait l’ensemble de ses marques, entraînerait des réductions supplémentaires de coûts et des investissements révisés à la baisse. -
Stellantis et Nissan négocient la reprise de certains actifs de Marelli
Le constructeur franco-italo-américain lorgnerait les systèmes de suspension de l’équipementier, tandis que son homologue nippon convoiterait les pièces d'habitacle. -
Volkswagen cède le contrôle de ses moteurs industriels à Bain Capital
En transférant au groupe de private equity 51% du capital de sa filiale Everllence pour 7,4 milliards d’euros, le constructeur automobile augmentera sa flexibilité financière.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français