Facebook postule pour devenir la plus importante IPO de l’histoire
Nasdaq, 15h30 à Paris, code FB. Des millions de regards suivront aujourd’hui en direct les premiers pas de Facebook en Bourse. Malgré les critiques sur son modèle économique, proportionnelles à l’extravagance de sa valorisation et d’une capitalisation boursière de plus de 100 milliards de dollars, le réseau social a parfaitement orchestré son IPO. Le groupe entre à un prix de 38 dollars par action, au plus haut de la fourchette indicative dont la borne haute avait été relevée en milieu de semaine. Et face à la demande, la taille de l’opération a été augmentée de 25%.
Au total, Facebook place 421 millions d’actions, soit 19% de son capital après opération, pour un montant de 16 milliards de dollars. Facebook se paye le luxe de devenir la deuxième plus importante mise en Bourse de l’histoire des Etats-Unis, derrière Visa (17,9 milliards en 2008) mais devant General Motors (15,8 milliards en 2010). Au niveau mondial, Facebook montera sur la troisième marche du podium, derrière Visa et l’assureur chinois AIA. En cas d’exercice de l’option de surallocation (63 millions de titres supplémentaires), l’opération Facebook pourrait monter à plus de 18 milliards de dollars, devenant ainsi l’IPO la plus importante de l’histoire, huit ans seulement après la création de la société.
La Bourse permet à Facebook de renforcer ses fonds propres de 6,8 milliards de dollars. De quoi financer son expansion, notamment par acquisition, le site ayant montré sa gourmandise en achetant pour un milliard de dollars Instagram, une application de photos qui ne réalise aucun chiffre d’affaires. L’achat n’a pas manqué d’alimenter les critiques sur la stratégie de Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, tout juste âgé de 28 ans. Les doutes ont été renforcés par General Motors. Le constructeur automobile, troisième annonceur aux Etats-Unis, arrête les publicités payantes sur le réseau social. Le site est «un outil très efficace pour entrer en contact avec les clients», mais GM estime que les campagnes payantes ont un impact limité sur les consommateurs.
Dans l’immédiat, les grands gagnants de l’IPO sont les actionnaires historiques. En cédant 126 millions d’actions, Mark Zuckerberg, qui détiendra encore 59,8% du capital par la suite, touchera 4,7 milliards de dollars. Le fonds Acel Partners encaissera 1,8 milliard et Goldman Sachs un peu plus d’un milliard.
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