Eurosic se donne les moyens de nouvelles acquisitions
Eurosic se redonne des marges de manœuvre financières. La société d’investissement immobilier coté, qui gère un patrimoine de 2,4 milliards d’euros et a acquis SIIC de Paris l’an dernier, lance du 5 au 17 juin une émission d’obligations subordonnées remboursables en actions (OSRA). Le placement de 302,5 millions d’euros se fera avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS) pour les actionnaires existants. Sept DPS permettront de souscrire deux obligations au prix de 35,75 euros chacune. Le placement est dirigé par Natixis, avec l’appui de BNP Paribas.
«L’émission d’OSRA nous permet aujourd’hui de renforcer nos capitaux propres au travers d’un instrument au coût pour la société initialement plus faible que celui d’actions ordinaires», explique Nicolas Darius, directeur finances d’Eurosic. Le caractère subordonné des titres leur permet en effet d’être comptabilisé à 100% en capital. Les OSRA, d’une maturité de 6 ans, porteront un coupon annuel de 3,0% jusqu’au 29 juin 2018 puis de 4,5% jusqu'à leur échéance, le 29 juin 2021. A titre de comparaison, le rendement du dividende sur 12 mois de l’action Eurosic atteint 5,13%, selon les données de Bloomberg.
Le placement permettra à la foncière cotée de saisir des opportunités d’acquisitions immobilières sans être trop contrainte par les clauses de sa documentation bancaire. «L’opération fait passer notre LTV de 47% fin 2014 à 36% en proforma. Cela nous redonne une capacité d’investissement importante pour poursuivre le développement du groupe», précise Nicolas Darius. Si Eurosic ne communique pas d’objectif précis de ratio d’endettement net (LTV), celui-ci oscille chez la plupart des SIIC entre 40% et 45%. A ces niveaux, la société aurait donc de quoi déployer plusieurs centaines de millions d’euros. Les covenants du groupe prévoient que le ratio d’endettement net reste inférieur à 60% ou 65% selon les cas.
Le succès de l’OSRA est déjà assuré puisque les grands actionnaires de la foncière se sont engagés à souscrire le placement à titre irréductible à hauteur de 87,36%. Batipart (actionnaire à 34,29%), Covéa (21,84%) et Crédit Agricole Assurances (21,31%) souscriront leur quote-part. ACM Vie Mutuelle, actionnaire à 12,21%, souscrira à hauteur de 9,92% à titre irréductible. Foncière de Paris SIIC, qui détient 7,45% d’Eurosic, restera à l’écart.
Plus d'articles du même thème
-
Le Canada ambitionne l'injection de 5,5 milliards de dollars en capital-risque dans son économie
Le gouvernement fédéral du Canada a dévoilé sa nouvelle stratégie en matière de capital-risque et de croissance. Il lance un appel à déclaration d'intérêt aux grands investisseurs institutionnels. -
Guillaume Abel devient chargé de mission sur l'IA et l'ESG de Natixis IM
Il était précédemment directeur général délégué de Mirova. Il conseillera le directeur général de NIM, avec lequel il a déjà travaillé par le passé. -
La Financière responsable signe la Charte d’impact investisseur de l’IFD
Elle l'a fait pour son fonds LFR Inclusion Responsable ISR dont les encours avoisinent les 24 millions d'euros.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
DilemmeSmic et coût du travail : chez Jean-Pierre Farandou, le bras de fer s'engage
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou consulte tous azimuts pour tenter de désamorcer la crise du pouvoir d'achat -
RaretéLe crépuscule de la société en commandite
Longtemps prisée pour protéger le contrôle des entreprises, la société en commandite disparaît de la Bourse de Paris, à l'instar de Rubis -
DilemmeEntre démocratie et illibéralisme, les électeurs israéliens à l'heure du choix
Au pouvoir de manière quasi-continue depuis 2009, Benjamin Netanyahu est critiqué pour avoir remis en question des fondements démocratiques de l'Etat d'Israël