Europcar se prépare activement à sa mise en Bourse
Europcar prend les dernières dispositions avant sa mise en Bourse, toujours attendue avant la fin du premier semestre 2015. Le loueur de véhicules a annoncé hier l’adoption d’une nouvelle gouvernance avec conseil de surveillance et directoire. Philippe Germond, actuel directeur général du groupe, prendra la présidence du directoire. Il sera épaulé par Caroline Parot, la directrice financière, et par Ken McKall et Frabrizio Ruggiero, respectivement directeurs généraux d’Europcar au Royaume-Uni et en Italie. Le nom du président du conseil de surveillance n’a pas encore été révélé. Le siège de président du conseil d’administration est aujourd’hui occupé par Jean-Charles Pauze.
Cette gouvernance duale est censée mieux accompagner l’accélération d’Europcar, après plusieurs exercices de restructuration opérationnelle. Pour 2015, Europcar prévoit une croissance organique de son chiffre d’affaires comprise entre 3% et 5% «notamment grâce à l’effet volume, avec un chiffre d’affaires par jour relativement stable par rapport à l’exercice 2014». L’intégration en année pleine d’EuropHall, l’un des principaux franchisés français du groupe acquis fin 2014, ainsi que l’évolution favorable de la livre sterling et du dollar australien contribueront également à ce rythme de croissance, précise le groupe. L’Ebitda devrait ressortir à 245 millions d’euros. Il était de 212,8 millions en 2014, soit une marge de 10,8%.
Pour la première fois, le groupe détenu par Eurazeo s’engage à donner des prévisions financières à moyen terme. Pour les exercices 2016 et 2017, «le chiffre d’affaires devrait continuer d’enregistrer une hausse organique de 3 à 5% par an essentiellement du fait de l’effet volume avec un chiffre d’affaires par jour relativement stable». Quant à la marge d’Ebitda, elle «devrait atteindre environ 13% d’ici à 2017 grâce à la poursuite du déploiement du plan de transformation Fast Lane».
L’introduction en Bourse d’Europcar à la Bourse de Paris se fera notamment par augmentation de capital. Son montant n’a pas encore été précisé. Eurazeo en profitera également pour céder une partie de ses actions. La société d’investissement avait engagé 773 millions d’euros en mai 2006 pour devenir l’actionnaire du loueur.
Plus d'articles du même thème
-
L'IA risque de devenir la prochaine dépendance stratégique des entreprises françaises
L'Europe s'apprête à reproduire avec l'intelligence artificielle l'erreur qu'elle a commise avec le numérique, estime Francis Lelong, CEO d'Alegria.group. -
Oracle signe un trimestre record mais la facture de l'IA inquiète
Le spécialiste des logiciels a publié des résultats supérieurs aux attentes mais l'ampleur de ses dépenses dans l'intelligence artificielle inquiète les investisseurs qui sanctionnent l'action. -
DWS va créer un hub à Madrid pour soutenir sa stratégie d'automatisation et d'IA
DWS, le gestionnaire d’actifs de la Deutsche Bank basé à Francfort, crée un hub dédié aux technologies et aux opérations à Madrid afin d’accélérer l’adoption de l’automatisation et de l’IA au sein de son organisation, rapporte Financial News.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Des manquements déclaratifs pourraient coûter 1,8 million d’euros à Bourse Direct
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
Contenu de nos partenaires
-
Nouveaux bombardements américains contre l'Iran, Téhéran annonce des ripostes
Les États-Unis ont mené jeudi 11 juin de nouveaux bombardements contre l'Iran. Téhéran a annoncé des ripostes, menaçant de cibler des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn ainsi que tout navire s'aventurant dans le détroit d'Ormuz -
Carton rougeLa Coupe du monde de football, vitrine de l’attractivité déclinante des Etats-Unis
Les conditions d’accueil des supporters étrangers, la politique tarifaire pratiquée par la FIFA et le coût des transports pourraient freiner les retombées commerciales de la compétition sportive -
TargetUkraine : « Aucun signe ne laisse penser que Poutine a changé ses objectifs »
« La Russie est en difficulté » mais il est trop tôt pour dire si la guerre est arrivée à un tournant, selon le ministre estonien des Affaires étrangères