Essilor s’attend à dégager une marge d’exploitation record en 2014
Essilor s’oriente vers un nouveau record. Le numéro un mondial de l’optique ophtalmique prévoit une marge d’exploitation ajustée d’environ 18,6% en 2014, soit environ 40 points de base de plus qu’en 2013. Le groupe prévoyait initialement un chiffre compris entre 18,2% et 18,6%. Elle était de 18,9% au premier semestre.
Essilor profite d’une accélération de son activité aux Etats-Unis (+7,6% au premier semestre), entretenue notamment par la sortie de plusieurs innovations et par une communication auprès du grand public plus soutenue. «L’économie européenne n’est pas exceptionnelle mais nous retrouvons de la croissance dans cette région. Le chiffre du deuxième trimestre annonce une accélération au second semestre», explique également Laurent Vacherot, directeur général adjoint d’Essilor. Au premier semestre, le chiffre d’affaires en Europe a décliné de 0,5% à données comparables. Dernier élément positif: le repli marqué de l’euro depuis le début de l'été. «Les effets de changes négatifs se sont largement atténués au mois de juillet. Si cela continue ainsi, nous pourrions finir l’exercice avec un effet devises quasiment nul au second semestre», indique Laurent Vacherot.
Ces prévisions confortent le groupe dans l’application de son plan à 2018 qui vise à porter le chiffre d’affaires annuel au-delà des 8 milliards d’euros contre un peu moins de 6 milliards attendus cette année. Ce plan s’appuiera sur de nouvelles acquisitions. Le groupe en a déjà réalisé huit depuis le début de l’année 2014. La structure financière le permet rappelle Laurent Vacherot: «Nous maîtrisons notre dette et accédons aux marchés de capitaux quand il le faut, mais notre souci de veiller à notre indépendance reste fort. Compte tenu de la génération de cash-flow, notre dette devrait être divisée par deux d’ici à 2018, à 1 milliard d’euros.»
Internet fait parti des priorités. Essilor a acquis en début d’année le canadien Coastal.com pour accélérer dans le numérique et constituer une position forte, alors que des groupes comme Google ou Amazon cherchent de nouveaux marchés. «Le marché sur Internet est encore très jeune et très fragmenté. Notre stratégie vise à développer les meilleures pratiques pour le consommateur, les opticiens, les grands distributeurs, des outils efficaces qui pourront être mis à disposition de l’ensemble de l’industrie», explique Laurent Vacherot.
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