Elliott conteste de nouveau le processus d’offre de Capgemini sur Altran
Alors que le cours d’Altran se maintient juste au-dessus du prix d’offre de 14 euros, cotant à 14,07 euros en fin de matinée, Elliott a réitéré publiquement ce matin ses préoccupations concernant l’offre de Capgemini sur Altran. Des critiques déjà adressées aux dirigeants des deux sociétés.
Le fonds activiste, qui détient plus de 10%du capital essentiellement à travers des equity swaps, invite les actionnaires d’Altran à « examiner tous les faits avant de décider de se rallier à un processus déficient, et d’accepter un prix insuffisant en échange de leurs titres ». Si le rapprochement entre les deux groupes ne fait pas débat, Elliott juge toujours que le prix de 14 euros par action « ne reflète ni la juste valeur intrinsèque d’Altran, ni une prime de contrôle appropriée ». Pour Elliott, « il est demandé aux actionnaires d’Altran d’abandonner toute participation à la création de valeur significative qui résulterait du rapprochement proposé ».
Le fonds activiste critique également un processus « déficient [...] comme en atteste une série de défaillances importantes dans la gouvernance d’Altran qui sont apparues depuis la première annonce de l’offre ».
L’offre est conditionnée à l’obtention de 50,1% du capital d’Altran. Capgemini détient déjà 11,4% acquis auprès d’Apax. En début de semaine, le PDG de Capgemini, Paul Hermelin, a déclaré à Reuters qu’il n’avait pas l’intention de relever le prix offert.
Saisie par l’Adam, la cour d’appel de Paris tiendra une audience le 4 décembre en vue de décider si elle suspend ou non l’offre. La cour aura jusqu’à la fin mars pour se prononcer au fond sur la conformité de l’opération.
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