Eiffage profitera pleinement en 2016 du refinancement de ses autoroutes
Eiffarie s’est accommodé du blocage des discussions entre le gouvernement et les concessionnaires autoroutiers. La structure commune entre Eiffage et Macquarie dans les autoroutes a profité d’un contexte de taux particulièrement favorable pour refinancer les lignes de crédit qui arrivaient à échéance en février 2017. Elles avaient été mises en place en 2012 pour financer l’acquisition des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR).
L’opération porte sur 3,3 milliards d’euros au total. Elle a été sursouscrite à hauteur de 25%. 18 banques ont arrangé le refinancement, dont 7 arrangeurs principaux, teneurs de livres et underwriters (Santander, BBVA, BNP Paribas, BTMU, le Crédit Agricole, Natixis et la Société Générale).
Un premier refinancement a été réalisé chez APRR avec la mise en place d’un crédit renouvelable de 1,8 milliard d’euros à 5 ans, avec deux extensions possible d’une année chacune. Il porte un taux d’intérêt Euribor + 45 points de base soit «une division par 3 de la marge du crédit revolver précédent» indique Eiffarie. Cette nouvelle ligne augmente la liquidité d’APRR de 1,1 milliard d’euros en venant se substituer à la ligne de crédit existante non utilisée de 700 millions.
La seconde ligne refinancée est logée chez Eiffarie pour un montant de 1,5 milliard d’euros à 5 ans, là aussi avec deux extensions possible d’une année chacune. Le taux ressort à Euribor +100 pb. Il était trois fois plus élevé pour le crédit à terme précédent. Cette nouvelle ligne sera amortie suivant un échéancier de remboursement fixe et croissant dans le temps de 100 millions d’euros par an en moyenne. Le solde sera remboursé à terme. Eiffarie a profité de ce refinancement pour faire une opération de «push down», en utilisant la dette d’APRR pour faire remonter 1 milliard de dividendes vers la structure de tête et réduire ainsi sa dette.
Compte tenu de sa signature après deux mois d’exercice et de l’amortissement par anticipation en 2015 des frais associés au crédit initial, le refinancement portera pleinement ses fruits en 2016. Selon les calculs des analystes d’Oddo, «il permettra en année pleine de générer des économies de charges financières de plus de 55 millions d’euros soit un impact d’environ 5% sur le résultat net 2016 d’Eiffage». JPMorgan table sur un effet positif de 80 millions d’euros mais estime que celui-ci est déjà intégré dans les prévisions du marché.
Plus d'articles du même thème
-
Audi s'apprête à construire sa première usine aux Etats-Unis
La marque haut de gamme du groupe Volkswagen a prévu d’investir 4 milliards de dollars en vue de produire jusqu’à 200.000 véhicules par an à partir de 2030. -
La BCE se dirige vers un statu quo sur fond d'envolée des spreads
D’un côté, la croissance résiste et l’inflation énergétique augmente. De l’autre, la hausse des taux longs prend le relais de la Banque centrale européenne dans le resserrement des conditions financières. L’institution devrait rester l'arme au pied jeudi, sans proposer d’intervenir sur les taux français. -
Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
L’insurtech, alliée pour l’occasion à Allianz, arrive première dans l’appel d’offres du contrat santé quinquennal destiné à couvrir les salariés des organismes de sécurité sociale. L’instance paritaire qui doit entériner ce choix a été démise de ses pouvoirs pour quelques semaines, le temps qu’une administratrice provisoire valide la décision.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
Contenu de nos partenaires
-
EruptifEmmanuel Macron et Sébastien Lecornu face aux crises : comment trouver la sortie ?
Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu doivent répondre aux revendications des lycéens et des syndicats alors que les violences peuvent à nouveau enflammer la France -
CitadelleA Orléans, le récit de « civilité » de Marine Le Pen et du RN à l’épreuve des tensions
Marine Le Pen a placé son lancement de campagne sous le signe de la « civilité », promettant concorde et apaisement. Mais les incidents se sont multipliés à Orléans -
EditoY a-t-il encore une place pour le camp des raisonnables ?
L'ignoble attentat raciste de Trappes a donné un tragique prolongement aux haines qui prospèrent dans une France polarisée et à bout de nerfs.