EDF choisit de préserver son cash pour monter dans Alpiq
En annonçant leur fusion en décembre, les électriciens suisses Atel et EOS avaient offert deux options à EDF. Pour passer de 23,2% d’Atel à 25% du groupe fusionné Alpiq, le français pouvait soit sortir 1,07 milliard de francs suisses en cash soit choisir une part d’apport en nature.
EDF a tranché vendredi et choisi la deuxième solution. Il déboursera donc 337 millions de francs (225 millions d’euros) de liquidités mais financera l’essentiel de l’opération (720 millions de francs) par l’apport à Alpiq de ses droits à l’énergie issus de ses 50% dans le barrage d’Emosson (canton duValais). Au bouclage de l’opération, EDF détiendra donc une participation estimée à quelque 4 milliards de francs au sein d’un groupe valorisé à un peu plus de 16 milliards, si l’on se base sur les documents de fusions publiés par Alpiq.
Pour justifier le choix de l’apport en nature, une porte-parole avance qu’«Emosson sera un atout pour le nouveau groupe». Mais elle ne cache pas non plus que ce choix «s’inscrit dans une politique financière globale». Il peut être en effet bienvenu pour le groupe de privilégier la conservation de son cash alors que ses mouvements récents (British Energy, Constellation) ont conduit à une dégradation de ses notes chez Moody’s (deux crans à «Aa3») et chez S&P (un cran à «A+»).
Si les analystes ne doutent pas qu’il s’agit d’une «bonne opération au plan stratégique», on peut se demander pourquoi EDF a souhaité aller jusqu’à 25% alors qu’il se contentait de moins chez Atel. En fait, cette part lui permettra d’avoir un droit de veto au sein du pacte d’actionnaire auquel il participera.
Plus d'articles du même thème
-
Le Who’s Who des patrons de la Big Tech IA en France
Les start-up américaines spécialistes de l’intelligence artificielle générative ont toutes ouvert des bureaux dans l’Hexagone dirigés par des Français. Telle Open AI, qui vient de nommer Emmanuel Marill à la tête de la zone EMEA. -
Le rial iranien en perdition
Retrouvez comme chaque semaine, le coup d'oeil de DeftHedge sur le marché des changes. -
La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
La progression des revenus et des résultats des activités de détail en France et à l'étranger, en agence et à distance, compense largement le vif recul de certains pans de la banque de financement et d'investissement.
ETF à la Une
AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
- Le gendarme de l'assurance suspend le courtier Jacques Pilliot
Contenu de nos partenaires
-
Sur l'Iran, Donald Trump contourne le Congrès en affirmant que les hostilités sont « terminées »
Donald Trump a indiqué qu’il pouvait se passer du feu vert du Congrès pour la guerre en Iran. Normalement, au bout de soixante jours de conflit, l’exécutif américain doit obtenir une autorisation parlementaire -
Du pareil au mêmePrésidentielle : au meeting du 1er mai, Marine Le Pen et Jordan Bardella mettent en scène leur entente
Réunis pour leur dernier meeting avant la décision attendue de la cour d'appel de Paris le 7 juillet, les deux voix du RN ont mis à l'honneur les travailleurs, en veillant à gommer tout soupçon de divergences sur la ligne économique du parti -
L’Iran a transmis une nouvelle proposition de résolution du conflit aux Etats-Unis
La dernière offre de la République islamique d’Iran a été transmise jeudi soir au Pakistan, qui fait office de médiateur dans les discussions avec les Etats-Unis