E.ON pourrait manquer son objectif de désendettement à fin 2014
Les désinvestissements d’E.ON n’ont pas suffi à compenser les effets négatifs afférents à la faiblesse des prix de l’électricité sur les marchés de gros depuis le début de l’année. Le groupe allemand affiche ainsi sur 9 mois une chute de 19% de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) à 7,1 milliards d’euros, légèrement inférieur aux estimations des analystes qui attendaient en moyenne un niveau de 7,2 milliards. Ces chiffres reflètent «la transformation du système énergétique allemand, en particulier le niveau de prix insuffisant des sources d’énergies conventionnelles, qui a un impact tangible sur notre activité», commente le président du directoire Johannes Teyssen.
Les 5,4 milliards d’euros de cessions d’actifs réalisées par E.ON depuis début 2013 «ont contribué à hauteur de 35% au repli de 1,7 milliard de l’Ebitda sur 9 mois», relève le bureau d’analyse d’Equinet. Alors que le groupe a vendu pour 1,4 milliard d’euros d’actifs sur le seul troisième trimestre, son endettement net est néanmoins resté stable à 33,1 milliards par rapport à fin juin. L’énergéticien allemand, qui a déjà réalisé un montant cumulé de 18,9 milliards de cessions sur un total annoncé de 20,5 milliards, envisage donc désormais des désinvestissements supplémentaires.
Outre la cession du distributeur régional E.ON Mitte qui devrait survenir avant fin 2013, E.ON anticipe la vente dans le courant de l’an prochain de la part de 33% qu’il détient en commun avec son concurrent RWE dans le producteur de combustible nucléaire Urencon, le reste du capital du groupe britannique étant contrôlé par le Royaume-Uni et les Pays-Bas.
Malgré tout, l’objectif d’un ratio d’endettement ramené à 3 fois l’excédent brut d’exploitation à l’horizon de fin 2014 «ne sera selon toute vraisemblance pas atteint», a déclaré lors d’une conférence téléphonique le directeur financier Klaus Schaefer.
Pour l’ensemble de l’exercice 2013, l’énergéticien vise désormais un Ebitda annuel compris entre 9,2 et 9,3 milliards d’euros, dans le bas de la fourchette de 9,2 à 9,8 milliards auparavant prévue, tandis que le bénéfice net sous-jacent devrait ressortir entre 2,2 et 2,4 milliards, à comparer à une précédente fourchette de 2,2 à 2,6 milliards. Il confirme par ailleurs un ratio de distribution de dividende de 50 à 60%.
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