DSM mise sur la nutrition pour réaliser ses objectifs 2013
Tout le secteur de la chimie ne se porte pas mal, DSM vient de le prouver. Pourtant, la semaine dernière, après les mauvais chiffres de Solvay ou d’Arkema, BASF, numéro un mondial du secteur, avait avoué que son objectif 2013 sera difficile à atteindre en raison de la contraction de l’économie européenne et du ralentissement en Chine.
Pour sa part, DSM a agréablement surpris le marché en dévoilant un excédent brut d’exploitation (Ebitda) pour le deuxième trimestre de 345 millions d’euros (+19%), alors que le consensus Bloomberg n’attendait que 333 millions. Une performance tirée essentiellement par la division nutrition, assurant à elle seule près des trois quarts de l’Ebitda (et 45% du chiffre d’affaires), grâce à une progression de 28% à 249 millions d’euros.
En un an, la marge du groupe néerlandais de chimie et de pharmacie est passée de 12,8% à 14% au deuxième trimestre 2013, tandis que celle de la nutrition a rebondi de 21,7% à 22,5% soutenue à la fois par les acquisitions, la croissance organique et les économies de coûts.
Pourtant, le chiffre d’affaires du groupe est ressorti légèrement inférieur aux attentes du marché à 2,47 milliards (+9%, et +2% en organique), pour 2,5 milliards anticipé par Bloomberg.
Pour le reste de cette année, «nous continuerons à nous concentrer pleinement sur la performance opérationnelle et sur l’intégration de nos acquisitions en focalisant sur les synergies, a expliqué Feike Sijbesma, président du directoire de DSM. En outre, les premiers succès de nos initiatives d’amélioration des bénéfices nous laissent confiants sur ce programme».
Le programme de réduction de coûts doit permettre de dégager 150 millions d’euros d’Ebitda dès 2014, et 200 à 250 millions en 2015. Le groupe néerlandais mise en particulier sur la nutrition pour remplir ses objectifs, attendant que cette division affiche des résultats nettement supérieurs à ceux de 2012, avec une croissance organique 2% au-dessus du PIB, et grâce à toutes les acquisitions réalisées depuis vingt-quatre mois.
Ainsi, DSM confirme son objectif de près de 1,4 milliard d’euros d’Ebitda en 2013. Un objectif «trop ambitieux» selon Kepler Cheuvreux, qui anticipe un Ebitda de 1,35 milliard, en ligne avec le consensus. En attendant, le marché a salué ces résultats par un rebond du titre de 6,36% à 56,02 euros.
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