Dell se console de l’échec sur 3Par avec Compellent
Trois mois après s’être fait souffler 3Par par HP début septembre, à la suite d’une bataille boursière musclée, Dell a jeté son dévolu sur une autre société de serveurs de stockage de données informatiques: Compellent Technologies. Les deux groupes américains ont annoncé hier l’ouverture de négociations exclusives. Compte tenu du précédent 3Par, Dell se veut prudent et indique que les discussions n’aboutiront pas nécessairement à un accord définitif.
Les deux groupes ont commencé à négocier sur la base d’un prix de 27,5 dollars par action Compellent, soit un montant total de l’ordre de 900 millions de dollars. Ce cours est 18% inférieur à celui de mercredi soir, avant l’annonce des discussions. Mais l’action Compellent s’était envolée de 71 % depuis la fin du mois d’octobre et de 18 % ces deux derniers jours. La société faisait figure de dernière cible disponible sur ce secteur. Et avec ses 13,4 milliards de dollars de disponibilités, Dell était un acquéreur naturel alors que tous ses principaux concurrents (IBM, HP ou EMC) se sont renforcés dernièrement dans les technologies de stockage.
Hier, le cours de Compellent s’est logiquement ajusté à la baisse sans pour autant tomber au niveau des 27,5 dollars. Selon RBC, ce prix n’est qu’un point de départ et Dell pourrait tout à fait devoir l’augmenter entre 37 et 42 dollars pour obtenir un accord du conseil de Compellent. Lors de la bataille pour 3Par, Dell était prêt à débourser 2,3 milliards de dollars, soit 8 fois le chiffre d’affaires de la société. En appliquant ce multiple, Compellent vaudrait 1,25 milliard de dollars, soit 39 dollars par action.
Dell a besoin de se renforcer dans ce secteur, nettement plus dynamique que la fabrication d’ordinateurs ou les services. Le chiffre d’affaires de Compellent a progressé de 38 % lors du dernier exercice. Dans le même temps, celui de Dell a chuté de 13%. Distancé, le groupe s’est fixé pour objectif de générer 30 milliards de dollars de revenus dans les centres de stockage de données en 2014 contre 17 milliards attendus à la fin de l’exercice en cours. Cela passe déjà par la réussite de l’acquisition de Compellent.
Plus d'articles du même thème
-
Les gestions reviennent avec confiance vers les actions
Les actions pèsent de nouveau la moitié du portefeuille du Panel Allocation. Ce regain s'opère au détriment de l’obligataire et du cash. -
Les gérants crédit continuent de miser sur le portage
Le Panel Crédit de L’Agefi reste prudent, compte tenu du niveau serré des spreads mais continue de jouer la classe d’actifs pour son rendement, soutenu par la hausse des taux. -
La Banque du Japon cherche le bon dosage de ses outils de politique monétaire
Pressée de remonter son taux directeur à cause du retour de l’inflation, la banque centrale japonaise pourrait modérer le rythme de ses rachats d’obligations pour en atténuer les effets.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Présidentielle 2027 : pour son premier meeting, Gabriel Attal promet « la force d’agir »
Devant près de 5 000 personnes, samedi 30 mai au Parc des Expositions, à Paris, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron a évoqué la géopolitique, l’éducation ou encore l’IA. S’il souhaite percer dans cette campagne, il refuse d’appeler « adversaires » ses rivaux du socle commun, dont Edouard Philippe et Bruno Retailleau -
Edgar Morin, sociologue et philosophe de renom, est mort à l’âge de 104 ans
Figure médiatique, le philosophe Edgar Morin appartenait à une gauche moderne. Mort à 104 ans, vendredi 29 mai, il était considéré comme le dernier grand intellectuel français -
Frédéric Rose, ex-préfet des Yvelines, sera le nouveau directeur de cabinet d’Emmanuel Macron
Agé de 52 ans, Frédéric Rose va ainsi succéder à Georges-François Leclerc, en poste depuis octobre 2025 et qui a été nommé mercredi préfet d’Ile-de-France