Défis et bonnes pratiques du PDG
En France, 72% des dirigeants du CAC 40 et 59% de ceux du SBF 120 cumulent les fonctions de directeur général et de président d’après une étude du cabinet de conseil TM Partenaires, une tendance en hausse puisque ces chiffres étaient respectivement de 50% et 49% il y a cinq ans. Le cumul des fonctions de président (contrôle de la société) et de directeur général (gestion quotidienne) n’est pas sans risques et suppose une vigilance du conseil d’administration et une claire définition des rôles. Aussi, le règlement intérieur doit préciser les domaines respectifs du président et du directeur général pour éviter tout risque de conflits futurs. En effet, le PDG risque d'être à la fois juge et partie, puisqu’il se contrôle lui-même, et de faire preuve d’abus de position dominante, en imposant l’ordre du jour ou en composant le conseil à sa main.
Pour pallier cette absence de séparation de pouvoirs, l’AFG recommande la mise en place d’un administrateur référent libre d’intérêts. Si pour certains acteurs interrogés, cet administrateur est «indispensable en temps de crise», d’autres préfèrent rappeler que «les administrateurs doivent avoir le courage d'émettre une voix dissonante». L’organisation de sessions privées (sans la présence du président et des administrateurs exécutifs), à l’initiative de l’administrateur référent ou d’un président de comité, permet d’aborder plus librement des sujets sensibles, comme la succession ou la limite d'âge du dirigeant. Enfin, la nomination d’un directeur général délégué peut être utile pour aider le PDG à prendre du recul sur les affaires courantes.
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