Darty pourrait revenir sur la Bourse de Paris
Alors que le marché parisien attend désespérément de nouvelles cotations sur Eurolist, Darty pourrait opérer son grand retour en Bourse au cours des prochains mois, après l’avoir quitté en 1988 lors d’un rachat de l’entreprise par les salariés. C’est en tout cas l’intention de Knight Vinke, premier actionnaire de Kesa – propriétaire de Darty – avec 18% du capital.
Cette déclaration intervient à l’occasion de la cession par le groupe britannique de produits électroniques grand public de sa filiale Comet, pour le montant symbolique de deux livres (2,3 euros) à Hailey, holding créé pour cette occasion par le fonds d’investissement britannique Opcapita, spécialisé dans la distribution et dans les biens de consommation. En outre, Kesa investira 50 millions de livres dans Hailey et gardera à sa charge le plan de retraite à prestations garanties de Comet. Programme, qui présentait un déficit net de 46 millions d’euros fin avril 2011 et qui compte 5.323 membres. L’acquéreur s’engage à maintenir l’activité de Comet pendant un minimum de 18 mois suivant la finalisation de l’opération, attendue avant février 2012.
Malgré ces conditions difficiles, cette cession représente «l’option la plus intéressante pour les actionnaires et constitue une issue plus certaine que la poursuite du plan de redressement», estime Kesa. De fait, la situation de Comet ne fait que se détériorer. Sur son premier semestre clos fin octobre, Kesa a affiché une baisse de 7,6% de son chiffre d’affaires, dont une chute de 21% pour Comet, et un recul limité à 2,4% pour Darty. Sur l’exercice clos fin avril 2011, Comet a enregistré une perte d’exploitation de 10 millions d’euros.
Dès le mois de juin dernier, Kesa avait évoqué la possible cession de Comet, afin de se concentrer sur le développement de Darty. Le fonds Knight Vinke, qui militait pour cette vente, a déclaré hier sa «satisfaction», estimant que cette transaction «ouvre la voie pour Darty à un retour sur le marché boursier français, où il est leader incontesté et gagne des parts de marché». D’ailleurs Knight Vinke n’exclut pas de se renforcer au capital de Kesa.
Pour sa part, Kesa assure qu’il va «se concentrer sur la création de valeur liée à la mise en œuvre du concept Darty», notamment en poursuivant le développement de la marque à l’international. Bien que Darty France ait continué de surperformer le marché au premier semestre, Kesa anticipe des résultats annuels inférieurs à ceux de l’exercice précédent pour sa filiale française.
Plus d'articles du même thème
-
L'agrément MiCA devient la meilleure publicité des acteurs crypto
A quelques jours de l'échéance du règlement européen MiCA, les acteurs crypto agréés en font un argument marketing de taille, en espérant rafler les clients et actifs des plateformes n'ayant pas reçu le précieux sésame. -
BNP Paribas sécurise sa bancassurance en Italie
BNP Paribas Cardif, la compagnie d’assurance du groupe, renforce son partenariat avec le groupe BCC Iccrea et le prolonge jusqu’en 2039. -
Les superviseurs durcissent le ton vis-à-vis des produits structurés
Le pôle AMF-ACPR épingle la complexité et les frais opaques des produits structurés distribués depuis 2023, pointant des performances inférieures aux marchés et à la gestion passive. Une analyse qui contraste avec les résultats de son premier rapport en janvier dernier.
ETF à la Une
AllianzGI va lancer cinq ETF actifs en Europe dès l'été
- La Région Auvergne-Rhône-Alpes lance un appel d'offres pour un fonds défense de 100 millions d'euros
- L'AFG propose d'introduire une dose de capitalisation dans les retraites complémentaires du privé
- Le programme Tibi 3 vise 15 milliards d'euros d'investissements dans la tech
- La frontière entre actifs cotés et non cotés s'estompe dans les allocations institutionnelles
- Blue Sea et dette privée : Bpifrance muscle son arsenal d’investissement
Contenu de nos partenaires
-
RetexAffaire Lyhanna : ces nouvelles aberrations que révèle le rapport d’inspection
En scrutant le document rendu public lundi, l’Opinion a relevé des défaillances qui n’avaient pas été mises au jour jusqu’à présent -
Cellule d'urgenceSébastien Lecornu, un Premier ministre qui a le goût des crises
Le chef du gouvernement a activé samedi une cellule de crise pour que l'Etat soit prêt à affronter une canicule d'une intensité historique. Crise agricole, guerre au Moyen-Orient, hantavirus... La gestion de l'urgence devient une routine qui va bien à l'ex-ministre des Armées -
PschittLes canicules coûtent plus cher en juin qu’en août
La France est frappée ces jours-ci par une seconde vague de chaleur depuis le début de l'année. Ses conséquences sanitaires et économiques sont colossales