Daimler multiplie les annonces mais ne séduit pas

La promesse d’un généreux dividende et des perspectives encourageantes n’ont pas réussi à supplanter la faiblesse des résultats
Antoine Duroyon

La déception l’a emporté. Les boursiers ont sanctionné Daimler pour des résultats inférieurs à leurs attentes, malgré un retour dans le vert soutenu par la demande chinoise et un dividende de 1,85 euro (soit 1,97 milliard d’euros au total et un taux de distribution du bénéfice annuel d’environ 40%). A Francfort, le titre a cédé hier 4,36% à 53,54 euros.

Le bénéfice d’exploitation (Ebit) a atteint 1,56 milliard d’euros au quatrième trimestre, là où les analystes du panel Bloomberg prévoyaient en moyenne 2,03 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires a grimpé dans le même temps de 24% sur un an pour s’établir à 26,4 milliards d’euros. «La principale déception vient de Mercedes», a souligné DWS Investments. La marge opérationnelle de la marque à l’étoile s’est détériorée, à 8,3% au dernier trimestre contre 9,5% les trois mois précédents. Daimler a gonflé de 15% les dépenses annuelles en développement de sa filiale pour les porter à 3,1 milliards d’euros. Ces investissements sont destinés à adapter les capacités de production face à une forte demande provenant de Chine et à la reprise aux Etats-Unis.

Une tendance qui devrait rester vigoureuse en 2011 et qui affecte déjà son marché domestique. Selon une étude de PwC publiée début février, les délais de livraison en Allemagne pour des modèles produits à la commande sont passés en moyenne de 8 à 12,9 semaines. De fait, pour cette année, le constructeur s’attend à ce que l’Ebit dépasse «sensiblement» le niveau de 7,27 milliards d’euros enregistré en 2010. Un optimisme qui s’appuie sur le dynamisme de Mercedes, dont la classe B sera refondue dans les prochains moins, et sur celui de son activités «poids lourds».

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