Coty voit plus grand pour son entrée à la Bourse de New York
Coty vise haut pour son entrée en Bourse. Le parfumeur d’origine française prévoit de placer jusqu’à 1,2 milliard de dollars d’actions à l’occasion de son introduction à la Bourse de New York, nettement plus que les 700 millions évoqués par la presse américaine voici quelques semaines. Déposé hier auprès de la Securities & Exchange Commission (SEC), le document d’introduction précise que la société «envisage d’offrir au maximum 65,7 millions d’actions à un prix unitaire compris entre 16,5 et 18,5 dollars». Coordonnée par BofA Merrill Lynch, JPMorgan, Morgan Stanley, Barclays, Deutsche Bank and Wells Fargo, cette opération résulte du désengagement partiel de ses principaux actionnaires, le fonds d’investissement Joh. A. Benckiser (JAB Holding) et les groupes de private equity Berkshire Partners et Rhône Capital.
Contrôlé par la famille Reimann, JAB Holding, qui détient actuellement près de 82% de Coty, prévoit de réduire sa part à 68%. Quant aux deux autres actionnaires, ils céderont 0,5% pour ramener leur participation respective à 6,6%. Mais bien que leur participation cumulée soit réduite à 81,2% à l’issue de cette IPO, ces trois actionnaires s’arrogeront 97,7% des droits de vote car leur part sera convertie en actions de classe B qui leur conférera 10 votes par action, contre un vote par action pour l’action de classe A.
Coty, qui ne touchera aucun produit de ce placement, anticipe le versement d’un dividende annuel de 0,15 cent par action, le paiement effectif ayant lieu «au deuxième trimestre de chaque exercice comptable», soit entre octobre et décembre de chaque année. S’il souhaite mettre l’accent sur la croissance organique, le groupe envisage de compléter celle-ci par des acquisitions ciblées de marques locales, notamment dans les crèmes où sa part de marché est faible. Le fait d’être un groupe coté devrait également lui permettre d’accélérer sa croissance en Amérique latine et en Asie.
Après avoir tenté en vain de racheter son concurrent Avon, Coty avait déjà prévu de s’introduire en Bourse l’an dernier, avant de devoir repousser l’opération suite au départ de son directeur général Bernd Beetz, remplacé au mois d’août par Michele Scannavini. Il compte profiter cette fois de l’engouement renouvelé des entreprises américaines pour les IPO, celles-ci ayant déjà levé par ce biais 17,5 milliards de dollars depuis début 2013.
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