Commerce international: la France fait le minimum dans la lutte anti-corruption
La France a encore de gros progrès à faire en matière de lutte contre la corruption d’agents publics étrangers, qui vaut à certaines entreprises françaises d'être poursuivies et condamnées à l'étranger. En octobre 2012, le groupe de travail de l’OCDE sur la corruption avait demandé à la France d’engager des réformes importantes pour lutter contre la corruption d’agents publics étrangers - qui sert à décrocher, par exemple, de gros contrats. Bien que des progrès aient été accomplis, «d’autres modifications attendues, dont celles qui visaient à s’assurer que la loi encadrant le secret défense et la «loi de blocage» ne fassent pas obstacle aux enquêtes et poursuites en cas de corruption à l’étranger, ne sont pas envisagées par les autorités françaises, indique l’OCDE. En outre, aucune réforme du délai de prescription de l’action publique applicable à l’infraction de corruption transnationale n’est prévue, et le trafic d’influence international n’est toujours pas incriminé».
«Aucune entreprise française n’a à ce jour fait l’objet de condamnation définitive en France du chef de corruption transnationale, alors que des condamnations de ce chef ont été prononcées à l’étranger contre des sociétés françaises, et les sanctions appliquées aux personnes physiques ne sont pas dissuasives», déplore par ailleurs l’OCDE.
Un rapport publié en parallèle ce jeudi par l’association Transparency International (TI) affirme que les principales nations exportatrices n’ont pas tenu leur promesse de lutter contre la corruption dans le commerce international, plus de la moitié des pays signataires d’un traité anti-corruption ne l’appliquant pas. Seuls quatre pays de l’OCDE ont appliqué rigoureusement la convention : les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse.
Plus d'articles du même thème
-
La flambée du conglomérat Vingroup déséquilibre la Bourse vietnamienne
Alors que l’action du conglomérat vietnamien affiche un gain proche de 1.000% depuis janvier 2025, les fondamentaux du groupe ne suffisent pas à expliquer ce phénomène. -
La BCE s'apprête à relancer un cycle de resserrement monétaire
La logique économique voudrait que la banque centrale remonte ses taux jeudi 11 juin de manière «préventive», sans annoncer la suite. Mais la logique monétaire amène plus souvent l'institution de Francfort à conforter ou orienter les marchés sur des vues restrictives pour lutter contre l’inflation. -
Banco BPM propose à Monte dei Paschi d'engager des discussions en vue d'une fusion
Le rapprochement entre les deux établissements donnerait naissance au deuxième acteur du secteur bancaire italien, avec une capitalisation boursière supérieure à 50 milliards d'euros.
ETF à la Une
VanEck lance un ETF sur les infrastructures d'électrification
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Berkshire Hathaway mise sur la promotion immobilière résidentielle
- Airbus se dirige vers un deuxième trimestre réjouissant
- BNP Paribas Fortis, déjà numéro un, veut se dépasser en Belgique
- L’IA pousse la concentration des marchés à son paroxysme
Contenu de nos partenaires
-
SidérationAffaire Lyhanna : la justice s'impose dans la campagne présidentielle
Le meurtre de la jeune fille a fait irruption dans le débat présidentiel, déclenchant une énorme vague d'émotion, en plus d'une attente de réponses politiques. Les candidats en lice se livrent une première compétition -
Sous tensionRachat de SFR : le grand flou sur l'emploi
L’accord colossal entre géants conclu samedi soir bouleverse le paysage des télécoms et interroge sur l'avenir de 8 000 salariés -
Aux armes et cætera« On est chez nous » : à Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon convoque la « Nouvelle France » aux urnes
Pour le lancement de sa quatrième candidature à l’élection présidentielle, le leader insoumis part en croisade contre les « obsédés de la race » qu’il espère (enfin) affronter au second tour en 2027