Commerce international: la France fait le minimum dans la lutte anti-corruption
La France a encore de gros progrès à faire en matière de lutte contre la corruption d’agents publics étrangers, qui vaut à certaines entreprises françaises d'être poursuivies et condamnées à l'étranger. En octobre 2012, le groupe de travail de l’OCDE sur la corruption avait demandé à la France d’engager des réformes importantes pour lutter contre la corruption d’agents publics étrangers - qui sert à décrocher, par exemple, de gros contrats. Bien que des progrès aient été accomplis, «d’autres modifications attendues, dont celles qui visaient à s’assurer que la loi encadrant le secret défense et la «loi de blocage» ne fassent pas obstacle aux enquêtes et poursuites en cas de corruption à l’étranger, ne sont pas envisagées par les autorités françaises, indique l’OCDE. En outre, aucune réforme du délai de prescription de l’action publique applicable à l’infraction de corruption transnationale n’est prévue, et le trafic d’influence international n’est toujours pas incriminé».
«Aucune entreprise française n’a à ce jour fait l’objet de condamnation définitive en France du chef de corruption transnationale, alors que des condamnations de ce chef ont été prononcées à l’étranger contre des sociétés françaises, et les sanctions appliquées aux personnes physiques ne sont pas dissuasives», déplore par ailleurs l’OCDE.
Un rapport publié en parallèle ce jeudi par l’association Transparency International (TI) affirme que les principales nations exportatrices n’ont pas tenu leur promesse de lutter contre la corruption dans le commerce international, plus de la moitié des pays signataires d’un traité anti-corruption ne l’appliquant pas. Seuls quatre pays de l’OCDE ont appliqué rigoureusement la convention : les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse.
Plus d'articles du même thème
-
Mastercard sécurise son futur sur la blockchain
L'entreprise souhaite proposer à ses clients à la fois des cartes pour payer en cryptomonnaie, des stablecoins pour les paiements transfrontaliers et des dépôts tokenisés pour les banques. -
Lhyfe fait entrer l’allemand Messer au capital de ses sites de production
Le groupe allemand signe également un contrat d’approvisionnement en hydrogène renouvelable sur dix ans auprès du producteur nantais d’hydrogène vert. Le cours de Lhyfe, après avoir touché un point bas, rebondit de plus de 30%. -
Souveraineté : la compétitivité européenne passera par l’investissement dans ses entreprises technologiques
Christophe Hautin, gérant actions senior chez Allianz Global Investors, explique dans cette tribune pourquoi, comme le constatait notamment le rapport Draghi publié en 2024, il y a une urgente nécessité de mobiliser davantage de capitaux vers les entreprises technologiques européennes afin de soutenir la compétitivité, l'innovation et l'autonomie stratégique du continent.
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
- BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
- Les ambitions d’Air France-KLM sont freinées par des vents contraires
- Apple injecte 30 milliards de dollars dans des puces Broadcom conçues aux Etats-Unis
- Michala Marcussen (Société Générale) : «L’Europe pourrait s’inspirer de certaines pratiques chinoises»
- Thales fait parler les synergies pour emporter Exail
Contenu de nos partenaires
-
Smic à 2 000 euros, taxe Zucman, retraite à 60 ans… Tout savoir du programme économique des Écologistes
Le parti mené par Marine Tondelier a publié ce lundi sa nouvelle doctrine, qui fera office de programme pour la présidentielle de 2027 -
« Oui, nous devons préparer les guerres d’avenir » : face aux Armées, Macron trace la voie pour la suite
Lundi, à l'hôtel de Brienne, le président a annoncé qu’il donnerait une « vision de la défense à dix ans » lors d’un prochain discours à l’occasion des 150 ans de l’Ecole de guerre, créée en 1876. -
Le grand muetPour son dernier 14-Juillet à l'Elysée, Emmanuel Macron continue de se taire
Après sa première élection en 2017, le chef de l'Etat avait renoncé à la traditionnelle intervention télévisée pour s'extraire de la contrainte d'un rituel médiatique obligé