Colony Capital chasse les bonnes affaires immobilières en Italie
Après l’Espagne, les grands fonds d’immobilier chassent les bonnes affaires en Italie. L’américain Colony Capital vise la foncière Risanamento, dont la santé financière a été profondément fragilisée par les années de crise. Il s’est associé pour l’occasion au fondateur et ancien directeur général du groupe italien, Gianni Zunino. Colony contrôle 70% de la holding OUI monté pour l’opération. L’ancien dirigeant détient le solde du capital.
Les deux prétendants proposent de racheter les actions de Risanamento encore cotées à la Bourse de Milan pour un prix de 0,25 euro par titre, soit une prime de 18% par rapport au cours précédant les premières rumeurs d’offre parues dans la presse italienne en milieu de semaine dernière. Le capital flottant est réduit à la portion congrue. L’essentiel des titres est entre les mains des créanciers de la foncière, notamment les principales banques italiennes. Intesa détient 36% du capital, UniCredit 14%. Selon Bloomberg, Schelcher Prince est également actionnaire à hauteur de 25%.
Cette offre publique est conditionnée à l’accord des principaux actionnaires italiens, représentants à eux seuls 64% du capital. La holding OUI leur propose un prix par action de 0,20 euro. La partie en cash payée par les repreneurs s’élèverait à environ 167 millions d’euros. Mais la holding s’est engagée à améliorer sa proposition, grâce au rachat d’un immeuble situé à Paris pour un montant de 195 millions d’euros. Une partie des actifs de Risanamento pourrait également être transférée vers les banques.
A fin septembre 2013, la valeur au bilan du patrimoine immobilier du groupe italien s’élevait à 1,6 milliard d’euros. Mais retraitée des 1,8 milliard de dette, la valeur nette revenait à 217 millions d’euros. Depuis, ce patrimoine a été amputé par la vente fin janvier d’une partie du portefeuille parisien de Risanento, pour 76.500 m² composé de neuf actifs, principalement de bureaux et de commerces, dont le 50 avenue Montaigne. La transaction, conclue avec Chelsfield Partners et The Olayan Group, s’élève à 1,22 milliard d’euros, pour un gain de 230 millions d’euros.
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