CGG veut restructurer sa dette et s’effondre en Bourse
CGG, spécialiste des services et équipements géophysiques, a annoncé ce matin qu’il souhaitait ouvrir des discussions avec ses créanciers pour restructurer sa dette. Le groupe, affecté par la réduction draconienne des investissements des compagnies pétrolières après plusieurs années de forte baisse des cours du brut, a ajouté vouloir se donner la possibilité de demander la nomination d’un mandataire ad hoc «afin de faciliter les discussions avec l’ensemble des parties prenantes».
CGG précise que sa dette nette devrait s'établir à près de 2,315 milliards de dollars au 31 décembre 2016, contre 2,304 milliards trois mois plus tôt. Son objectif est de maintenir sa dette sous les 2,4 milliards. Mais «avec un environnement de marché qui devrait rester similaire en 2017 et continuer de peser sur son volume d’activités, la société considère que le niveau d’endettement du groupe est trop élevé», a expliqué CGG dans un communiqué. Le groupe a déjà obtenu le 31 décembre, à titre conservatoire, l’accord de ses prêteurs pour une non-application à cette date des clauses financières de son contrat de crédit. Son PDG Jean-Georges Malcor a également indiqué que le groupe restait mobilisé pour «la préservation du niveau de liquidité».
Le groupe avait prévenu début novembre qu’il étudierait toutes les options lui permettant de renforcer sa structure financière. Ses difficultés étaient donc connues. Les investisseurs n’en ont pas moins sanctionné le titre, qui s’est effondré de 23,6% en matinée (à 10,94 euros). A midi, il était en recul de 12,2% (à 12,6 euros). En 2016, l’action CGG avait déjà perdu 67,5% de sa valeur.
Plus d'articles du même thème
-
Les créanciers d’Altice International contre-attaquent
Plusieurs porteurs d’obligations du groupe de Patrick Drahi lui ont envoyé une notification de défaut après qu’il a mis des actifs en dehors de leur portée. -
Les banques françaises ont le sort de Casino entre leurs mains
Le distributeur a choisi la proposition de restructuration de son premier actionnaire, Daniel Kretinsky, mais il réclame un geste de ses banquiers pour pouvoir la mettre en œuvre. Verdict le 20 juillet. -
Casino privilégie le plan de Daniel Kretinsky à celui de ses créanciers
Le distributeur affiche sa préférence pour le plan de restructuration présenté par son premier actionnaire. Il souhaite toutefois l’améliorer légèrement pour les créanciers et a besoin du soutien des banques.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
- Le rapport de la Commission sur la compétitivité bancaire peine à convaincre
Contenu de nos partenaires
-
HistoriqueAtteintes à la concurrence : l’Union européenne inflige 890 millions d’euros d’amendes à Google
Google est de nouveau sanctionné par Bruxelles pour des pratiques anticoncurrentielles, accusé de favoriser ses propres produits au détriment de leurs rivaux sur son propre moteur de recherche -
« Arrêtez les camions » : aux États-Unis, les restaurants Taco Bell dépassés par une épidémie de « diarrhée explosive »
Plus de 1 600 personnes ont été contaminées en quelques semaines par la cyclosporose. L’épidémie est partie de la salade servie dans les fast-foods Taco Bell. -
+ 40 % dans l’UE, + 63 % en France : le boom des voitures électriques au premier semestre
Selon l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), les voitures électriques représentent 20,7 % des nouvelles immatriculations, contre 15,6 % l’an passé